STATION. - ANSE
4 kil. de Villefranche. - 41 kil. de Mâcon. — 482 kil. de Paris. — 30 kil. de Lyon.
On trouve, à la station d’Anse, des voitures de correspondance conduisant à : Bois d’Oingt (14 kil. pour 50 cent.); — la Chassagne (4 kil. pour 25 cent.); — Chazdy d'Azergues (9 kil. pour 40 cent.) ; Lucenay (5 kil. pour 25 cent.) ; — Morand (6 kil. pour * 30 cent.). . #
Des omnibus mènent à tous les trains de la station dans la ville, ettnce versa, pour 10 cent., avec 10 kilog. de bagages, et 25 cent, avec de 11 à 30 kilog.
Anse (^Isso Paulini ou Antium ) était une station romaine pour les troupes qui voyageaient par étapes. On y voit encore, au milieu des habitations modernes, des pans de murs romains très-
considérables. Auguste y avait fait élever un palais, dont les derniers débris servirentàla construction d'une chapelle, transformée actuellement en magasin.
A 1 kil. au sud-ouest des murailles, on découvrit en 1844, à une faible profondeur, des traces considérables de murs rasés à quelques centimètres au-dessous du sol, dont le revêtement était enduit d’un ciment diversement coloré. Ces traces s'étendaient au loin. On acquit bientôt la conviction qu’elles signalaient les restes d’une vaste et splendide habitation appartenant à l'époque gallo-romaine. On trouva bientôt , en effet , une mosaïque de 4 mètres de largeur sur 9 mètres de longueur (ses dimensions avaient dû être plus grandes dans l’origine). Une souscription fut ouverte aussitôt pour élever au-dessus de ce monument une petite construction destinée à le préserver des injures du temps et des hommes. L’année suivante, on découvrit trois autres mosaïques , circonscrites dans leur ensemble par des fragments de fondations de murs, et séparées entre elles par deux murs de refend, qui en font comme les trois compartiments distincts d’une mosaïque unique, présentant la forme d’un parallélogramme de plus de 9 mètres sur plus de 16 mètres de côté dans œuvre. Enfin, la même année, on trouva, au même endroit, une statue en marbre blanc, de grandeur naturelle, représentant une jeune femme, et terminée en gaine comme une cariatide. Malheureusement, la tête, qui manquait, ne put être retrouvée. M. Perret, au rapport duquel sont empruntés ces détails, a acheté depuis le terrain et la mosaïque , et fait don du tout à la ville d’Anse. Ces fouille's ont, du reste, été classées parmi les monuments historiques. .
Au moyen âge, Assa prit le nom d'Ansa. Elle dut avoir une certaine importance, car il s’y tint six conciles aux xi e et xn e siècles, dans l’église de Saint-Romain, détftûte longtemps avant la Révolution. Pendant les guerres des sires de Beaujeu avec leurs voisins, elle eut beaucoup à souffrir, et ellfe se releva lentement de ses désastres. En 1782, on transféra son grenier à sel à Tarare, parce que, disent les lettres patentés, elle comptait à peine 500 hab., et n’avait ni foire ni marché. Aujourd’hui, c’est un chef-lieu de canton du département du Rhône , arrondissement