STATION. - COLLONGES
3 kil. de Couzon. — 59 kil. de Mâcon.— 500 kil. de Paris. — 12 kil. de Lyon.
Collonges, qui donne son nom à la station, est un village de 1049 habitants, dont l’église est située à plus d’un kilomètre à droite, au pied du mont Ceindre. En face, sur la rive gauche, se trouve Fontaines (815 hab.), ainsi nommé à cause de ses belles eaux qu’il a été un moment question de conduire à Lyon, et qui descendent à la Saône par les riants vallons de Buisson et de Petit-Moulin. C’est un village industriel (on y remarque surtout des fabriques d’indiennes, des moulins à blé, une usine à fabriquer l’huile) ; aussi a-t-il réparé presque complètement les ravages qu’y avait faits l’inondation de 1840. Un tiers de ses maisons avait été emporté par la Saône.
Des omnibus mettent Fontaines en communication incessante avec Lyon. Nous sommes dans les faubourgs de la grande ville. Nous y reviendrons, nous avons hâte d’arriver. D’ailleurs, le chemin de fer a dû se creuser trop de tranchées et de souterrains pour nous permettre d’admirer suffisamment toutes ces villas qui se pressent l’une contre l’autre sur les deux rives de la Saône ,
ITINÉRAIRE DE DIJON A LYON
de Collonges à Lyon ; il ne nous permet même pas d’apercevoir l’île Barbe. Nous la laissons à gauche quand nous traversons le tunnel de Saint-Rambert, long de 250 mètres , et auquel succède le tunnel de la Mignonne, long de 53 mètres. Au sortir de la dernière tranchée, on est entouré de hautes cheminées qui lancent dans les airs d’épais tourbillons de fumée noirâtre. Les usines ont remplacé les villas; on ne sait de quel côté arrêter ses regards, tant le spectacle qu’on a sous les yeux est varié. Mais on entre bientôt dans la gare de Vaise, et on s’arrête sous sa belle halle couverte.