‹ De Paris à Lyon et à AuxerreChapitre 130 sur 158 · LYON (VAISE · texte numérisé non relu

LYON (VAISE

7 kil. de Collonges. — 507 kil. de Paris. — 5 kil. de Perrache.

La gare de Vaise, qui a été ouverte longtemps avant celle de Perrache, occupe, sur la rive droite de la Saône, à l’extrémité du faubourg dont elle porte le nom , une superficie de 22 hectares : terrains bâtis, 3 hectares; terrains non bâtis, 19 hectares. Ces chiffres disent assez quelle est son importance. Un buffet y a été établi. Elle contient une gare des voyageurs et une gare des marchandises, un grand dépôt et un petit atelier de machines. C’est à cette gare, ou plutôt à ce débarcadère (embarcadère pour les personnes partant de Lyon), que descendent d’ordinaire un grand nombre de voyageurs. (Voir ci-dessous pour les renseignements généraux : omnibus, fiacres, etc., et la direction.)

En quittant la gare de Vaise, on traverse la route de Paris à Lyon par la Bourgogne sur un pont biais de 16 mètres d’ouverture à quatre voies, puis la route de Paris à Lyon par le Bourbonnais sur un pont de mêmes dimensions, et dont les poutres sont aussi en tôle. On est entouré d’usines et de jardins; mais à peine a-t-on eu le temps de jeter à droite et à gauche quelques regards curieux, qu’on s’enfonce dans une courte et haute tranchée précédant* l’entrée du tunnel de Saint-lrènée. Ce tunnel a 2175 mètres de longueur; il se trouve à 92 mètres au-dessous du point culminant de la montagne qui lui donne son nom. On l’appelle aussi tunnel de la Quarantaine, parce qu’il débouche près d'une léproserie établie sur ce point au xyi« siècle, et devenue un

LYON

dépôt de mendicité. Pour le percer, il a fallu creuser six puits d’extraction de 60 à 90 mètres de profondeur , qui ont traversé des nappes d’eau considérables. Il a 8 mètres de largeur au niveau du rail et 5™, 70 de hauteur sous la clef de voûte. 11 est revêtu dans sa totalité d'une enveloppe en maçonnerie indispensable pour maintenir les sables dans les parties où ils régnent, et pour empêcher la chute des pierres là où le percement s’est opéré à travers les roches.

Au sortir de ce souterrain, on franchit la Saône sur un pont en tôle, appelé pont de la Quarantaine , et divisé en deux parties par trois énormes tubes placés au milieu de la rivière. Un pont en pierre, de quatre arches en anse de panier de 27 mètres d’ouverture, avait été commencé au même point, mais il s’est écroulé avant d’être terminé, à la suite d’affouillements considérables qu’avaient occasionnés les inondations. On l’a remplacé par le pont actuel, moins agréable d’aspect, mais qui a supporté, lors des épreuves exigées par l’administration, un poids de 3500 kilogrammes réparti par mètre courant de voie pendant huit heures consécutives.

De ce pont on découvre de beaux points de vue sur les deux rives de la Saône, mais il est bien vite franchi; on traverse le quai et on entre dans la gare de Perrache, située à l’extrémité méridionale de Lyon, entre la Saône et le Rhône, à 174™, 36 audessus du niveau de la mer, 1 mètre au-dessus du niveau de celle de Vaise. Cette gare, où viennent aussi aboutir les chemins de fer de Lyon à la Méditerranée, de Saint-Étienne et de Lyon à Genève, et d’où partira encore plus tard le chemin direct de Lyon à Grenoble, occupe une superficie de 8 hectares (terrains bâtis, 1 hectare, terrains non bâtis, 7 hectares); elle est spécialement affectée aux voyageurs. Sa construction a nécessité d’immenses remblais, car elle s’élève à une grande hauteur au-dessus du sol de tous les quartiers environnants. Les voitures y montent ou en descendent par deux belles rampes macadamisées, les piétons par des escaliers. Le cours Charlemagne passe sous le bâtiment principal. Les trois ponts en arc de cercle, qui ont dû être construits pour le service des voitures et des piétons, ont 223 m ,50 de longueur. On n’y compte pas moins de 25 arches.

ITINÉRAIRE DE DIJON A LYON

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