LYON — RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX
tel de France, rue de l’Arbre-Sec, etc.; Y hôtel de Rome (place Saint- Jean), fréquenté surtout par des ecclésiastiques ; l’hôtel Louis-le-Grand , rue du Perrat, l’hôtel des Courriers, rue Saint-Dominique, etc.
Restaurants. Maison Dorée, place Bellecour (très-cher); Bavoux, à l’Ermitage, place de la Préfecture, renommé pour les déjeuners; Bauquis, rue du Perrat; Philibert, place de la Charité; Victor, rue Impériale, en face de la galerie de l’Argue; des Deux-Mondes , rue Impériale, etc On déjeune et on dîne très-bien aux cafés restaurants du Rhône, de la Jeune France, de la Perle, de l’Opéra, au Café Neuf de la place Bellecour. On mange d’excellentes matelottes chez la veuve Guy, aux Etroits. Parmi les restaurants de second ordre, nous citerons : Grange, place des Terreaux ; Chanrion, passage Couderc; Caillot, galerie de l’Argue; Brugeas, à l’entrée des Charpennes. — Enfin, on trouve à Lyon un grand nombre de restaurants à prix fixe de 1 fr. 25 c. à 2 fr. : Camille, rue Centrale; Pion, rue Saint-Pierre; etc.
Cafés. Les meilleurs cafés de Lyon sont les cafés : du Rhône, de la Jeune-France , de h Perle, de l’Opéra, Neuf, Richelieu, Berthoud, du Théâtre, du Nord, Grand (excellentes glaces), Cardinal, etc. — Le café des Mille-Colonnes est surtout fréquenté par les militaires. — Les amateurs de déjeuners au chocolat et au café vont de préférence chez Casati et chez Bianchini (rue Bat-d’Argent). On y déjeune pour 50 cent. — On boit de la bière renommée, et on consomme de la charcuterie non moins estimée au café des États-Unis, près du passage de l’Hôtel-Dieu.
Bains. Du Rhône, très-recommandés; à l’hôtel de Provence-, rue du Perrat ; rue Sala.
Poste aux lettres. Le bureau principal est situé place de la Charité , à l’angle de la place Louis-le-Grand ou Bellecour; le bureau annexe, n° 2, au palais Saint-Pierre. Il y a en outre 39 boîtes supplémentaires. Le bureau de la poste restante est ouvert de 7 h. du matin à 8 h. du soir, du l* r avril au 30 septembre, et de 8 h. du matin à 7 h. du soir, du 1" novembre au 31 mars. Les dimanches et les jours de fête, il est fermé à 4 h.
Poste aux cheyaux. Place Louis-Napoléon.
Télégraphie électrique. A la préfecture.
Journaux. Le Salut public (quotidien), le Courrier de Lyon (quotidien), la Gazette de Lyon (ne paraît pas le dimanche) , le Moniteur judiciaire (3 fois par semaine) , le Progrès industriel (tous les samedis) , l'Indicateur, 1 ’Entr'acte Lyonnais (le dimanche) , l’Argus (2 fois par semaine , etc.) , la Revue du Lyonnais (tous les mois).
Libraires. (Education et piété) : Périsse frères; Pélagaud et Cie; Girard et Josserand; (Classiques) : Brun et Cie, rue Mercière; (Sciences) :
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Savy , place Bellecour; (Nouveautés) : Ballay, arcades du Théâtre; Conchon, rue Impériale; Giraudier , place Bellecour.
Les imprimeries de Lyon jouissent d’une réputation méritée. Parmi les plus importantes nous citerons celles de MM. Périsse frères, imprimeurs du pape, de M. Louis Perrin (rue d’Amboise, 6), et de M. Vingtrinier (quai Saint-Antoine, 26). M. Louis Perrin possède un riche cabinet de tableaux et d’objets d’art; M. Vingtrinier est l’auteur de plusieurs recueils de vers.
Situation. — Aspect général. — Population. — Notre-Dame de Fourviéree.
Lyon, la première ville de France après Paris, par son étendue, sa population, son importance politique, son industrie et son commerce, autrefois la capitale du Lyonnais, aujourd’hui le cheflieu du département du Rhône, se trouve située à 170 mètres audessus de la mer (les parties les plus basses) et à 310 mètres (les parties les plus hautes), au confluent de la Saône et du Rhône, par 2° 29' long. E., et 45° 46' lat. N. Un décret du 24 mars 1852 a réuni à la commune de Lyon proprement dite ses anciens faubourgs, les communes de la Guillotière, de la Croix-Rousse et de Vaise. Elle se divise actuellement en cinq arrondissements municipaux, et la population de Y agglomération lyonnaise, telle est la désignation officielle, s'élève à 292 721 habitants, dont 36 761 ont été classés à part, conformément à l’article 2 du décret du 9 février 1856.
« Il n’est qu'une voix, parmi les nombreux voyageurs qui visitent, en la traversant, la vieille ville fondée par Munatius Plancus, et cette voix n’est pas favorable à la seconde cité de France, écrivait, en 1848, M. Félix Mornand ( Illustration , n° 255, vol. X). Des rues noires, étroites, ou plutôt des ruelles, se frayant un chemin sinueux au travers de maisons colossales enduites d’une couche uniformément sombre par la vétusté jointe aux fumées de la houille; un pavé boueux en toutes saisons, constellé de pointes aiguës comme les souliers d’un Auvergnat ; de bâtardes allées, vomissant dans les rues des ruisseaux d’une onde suspecte ; des boutiques obscures et de mince étalage ; de grandes portes cintrées, munies de barreaux de fer, éclairant, pour toute ouverture, les ténèbres à peine visibles de magasins que le soleil n’a jamais égayés de ses reflets dorés, et où la