STATION. — SAINT-JULIEN DU SAULT
8 kil. de Villeneuve-sur-Yonne. — 135 kil. de l^iris. — 170 kil. de Dijon.
— 377 kil. de Lyon.
Saint-Julien du Sanlt, petite ville de 2463 hab., est située à la droite du chemin de fer dans un joli vallon. On y remarque, outre son église, classée parmi les monuments histo-
ITINÉRAIRE DE PARIS A DIJON
riques, plusieurs maisons ornées de poutres sculptées, et datant de la fin du xv e siècle ou des premières années du xvi e .
L’église, dont le grand portail n’a pas été terminé, possède du côté sud un charmant petit porche gothique de la fin du xm e siècle. L’abside et ses cinq chapelles sont de la même époque. Les bas côtés sud et nord et le porche septentrional méritent aussi une mention spéciale. A l’intérieur, nous signalerons aux archéologues et aux artistes les voûtes du chœur, du sanctuaire et des bas côtés (du xin c au xvi c siècle), et les vitraux longuement décrits par le savant archiviste d’Auxerre, M. Quantin.
Si l’on s’arrête à Saint-Julien du Sault, il ne faut pas oublier de monter sur la colline que couronne une chapelle. Cette chapelle, qui date des premières années du xm e siècle, est tout ce qui reste d’un ancien château fort, dont on voit encore quelques débris (des fossés et des murs d’enceinte). De la plate-forme au milieu de laquelle elle s’élève, on découvre une belle vue.
En face de Saint-Julien du Sault, sur la rive droite de l’Yonne, est le village de Villevallier (595 bab.), qu’un pont suspendu relie à la rive gauche.
Au sud-est de Villevallier s’étendent des collines dont la hauteur moyenne est de 130 mètres au-dessus de l’Yonne. Les grands bois de la forêt d’Othe recouvrent leurs sommets; leurs pentes sont tapissées de vignes comme celles des collines plus basses de la rive gauche de l’Yonne. La vallée devient de plus en plus riante et fertile. Le premier village qui attire les regards sur la rive droite de l’Yonne se nomme Villecien (510 hab.); la route de terre le traverse. Le château de Beaugy se montre, au milieu de beaux massifs d’arbres, sur le sommet de la colline qu’il domine au nord. 1 kil. plus loin, on aperçoit Samt-Aubin (1493 hab.), traversé également par la route de terre, et bâti sur le versant d’un étroit vallon. L’église de ce village, lourd et triste à l’extérieur, offre à l’intérieur, dit M. Victor Petit, le type le plus complet et le plis pur, comme construction, d’une église paroissiale au xm e siècle. Malheureusement, on a enlevé ses anciennes pierres tumulaires pour les remplacer par un horrible dallage moderne, et on a peint avec de l’ocre jaune ses voûtes, ses colonnes et ses chapiteaux. Elle se compose d’une nef, de