DIJON
et 50 cent, avec 11 à 30 kil. ; au-dessus de 30 kil. , 10 cent, par fraction indivisible de 10 kil.; de 11 h. du soir à 6 h. du matin, 60 cent, et 90 cent. — Le transport des bagages des voyageurs qui ne prennent pas l’omnibus est ainsi tarifé : jusqu’à 30 kil. , 40 cent. ; de 30 à 50 kil. , 50 cent.; de 50 à 75 kil., 60 cent.; de 75 à 100 kil., 75 cent.; au-dessus de 100 kil., 15 cent, par fraction indivisible de 25 kil.
Hôtels : du Parc, rue Chabot-Charny , 65; —/.de la Cloche, rue Condé, 15; — du Chapeau ltouge, rue du Chapeau Rouge, 18; — de la Galère, rue Condé, 65.
Tunnel entre Plombières et Dijon.
Restaurants ; Dastier , place Saint-Étienne, 12; Ripard, cour de l’Ancien-Évêché; au Marais, rue Musette 1.
Buffet à la gare. Les trains express s’y arrêtent pour dîner. On y est parfaitement servi.
Poste aux lettres. Palais de l’hôtel de ville ■,. place des Ducs de Bourgogne, 1. Les bureaux sont ouverts de 7 h. du matin à 8 du soir, en été, et de 8 h. à 7 h. , en hiver.
Télégraphié électrique. Le bureau est établi au deuxième étage de l’hôtel de ville, au-dessus de la mairie; on y arrivé par l’escalier de la
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tour. Une dépêche de quinze mots coûte pour Besançon 2 fr. 80 cent., pour Lyon 3 fr. 80 cent. , pour Paris 4 fr. 70 cent.
Libraires : Lamarche, place Saint-Étienne; Mme veuve Décailly, place d’Armes (avec cabinet de lecture); Hémery, place Saint-Jean; Baur, rue Condé; Picard, rue Condé.
Situation. - Population. — Aspect général. — Direction.
Dijon, l’ancienne capitale de la Bourgogne, aujourd’hui le cheflieu du département delà Côte-d’Or, est située à 245m., 7 déc., sur un sable calcaire d’alluvion, au confluent des rivières d’Ouche et de Suzon, au pied du Mont-Afrique, dans une plaine fertile qui s’étend deâ montagnes de la Côte-d’Or jusqu’aux premiers contre-forts du Jura. Son climat est sain et tempéré; la température moyenne s’élève à 10°, 3; minimum 11°, 9 au-dessous de zéro; maximum 33°, 8 au-dessus. La vie moyenne, calculée sur une période de dix-huit années, de 1831 à 1848, y a été de trentehuit ans neuf mois. La population, qui s’augmente chaque année dans une proportion considérable, dépasse 30 000 habitants; mais le chiffre officiel reste, pour des raisons municipales qu’il ne nous appartient pas de juger ici, bien au-dessous de la vérité.
Avant la révolution de 1789, Dijon possédait sept églises paroissiales et vingt-six églises ou chapelles ; elle avait, en outre, une enceinte fortifiée de 3800 mètres, flanquée de tours, défendue par des bastions qui étaient devenus des vergers, percée de cinq portes, et plantée d’arbres. Elle offrait alors , comme on peut en juger par notre dessin, un aspect plus original et plus pittoresque qu’aujourd’hui. Un grand nombre de ses clochers ont été abattus, ses remparts sont en partie détruits. Elle a tout à la fois gagné et perdu à ces changements, surtout aux plus récents, conçus avec peu d’intelligence et exécutés sans goût. On eût pu aisément rendre plus faciles les communications existantes, ouvrir même de nouvelles voies tout en conservant de curieuses constructions du moyen âge, qui, au double point de vue de l’histoire et du paysage, méritaient d’être entretenues avec des soins éclairés, et formaient d’ailleurs d’agréables promenades. Mais à Dijon, comme presque dans toutes les villes de province, MM. les* conseillers municipaux ne sont ni des archéo-
Dijon au iviu* siècle, d’après une ancienne gravure.
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logues, ni des artistes. Du reste, nous devons le reconnaître, Dijon passe avec raison pour une des plus jolies villes de Erance; généralement bien bâtie , elle compte un grand nombre d’hôtels dignes d’une capitale ; elle est éclairée au gaz ; ses rues, qui pourraient être plus proprement balayées et mieux pavées, sont en chaussée, et, pour la plupart, garnies de trottoirs; les puits, au nombre de 88, qui existaient dans les rues et places de la ville et des faubourgs, ont été successivement supprimés. Le cloaque formé par le bras du torrent de Suzon, qui traverse souterrainement la ville du nord au sud sur une longueur de 1328 mètres, a été, du 4 janvier 1847 au 15 novembre suivant, complètement curé, nivelé et canalisé. Enfin, 142 bornes-fontaines établies depuis la fin d’août 1841 dans les rues et places „ de la ville et des faubourgs, et les jets d’eau de la place Saint- Pierre, de la porte Guillaume et de la petite place Saint-Bernard, sont en pleine activité, indépendamment de nombreuses bornes-fontaines dans les casernes, à l’hôpital général, au cimetière et à la prison civile. (Voy. ci-dessous Promenades .)
L’enceinte actuelle de Dijon est une ligne d’octroi, qui comprend dans ses murs tous les faubourgs. La ville proprement dite n’a pas encore, heureusement pour elle, démoli tousses remparts. On y entre par neuf portes ou ouvertures principales:
1° la porte Guillaume (la plus voisine de l’embarcadère du chemin de fer), celle à laquelle venaient aboutir les deux routes de Paris. Bâtie au xu c siècle par un abbé de Saint-Bénigne, qui lui donna son nom, elle fut remplacée en 1783 par un arc de triomphe, érigé en l’honneur du prince de Condé, gouverneur de la Bourgogne. 2° La rue nouvellement percée de l’embarcadère à la façade de Saint-Bénigne. 3° La porte d’Ouche (route de Lyon), vis-à-vis de l’hôpital, remplacée en 1843 par le viaduc le plus disgracieux et le plus incommode qu’aucune compagnie de chemin de fer ait fait construire sur toute la surface du globe.
4° La porte Saint-Pierre (route de la Suisse). L’ancienne tour' Saint-Pierre a été démolie en 1826. Au delà de la grille actuelle, un beau jet d’eau jaillit au milieu d’une place entourée d’arbres.
Du côté opposé à la grille, mais dans un axe différent, s’ouvre le cours du Parc. (Voy. Promenades.) Il est question d’ouvrir une