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DIJON. — INDUSTRIE ET COMMERCE

ture des embranchements de Gray, Dôle, Salins et Besançon, ainsi que le projet de construction d’une nouvelle ligne, reliant Dijon et Nancy par Langres, ont fait prendre au commerce de Dijon des développements considérables. Ce commerce a surtout pour objet les grains , les bois , les vins , les sels et les laines. L’industrie compte à Dijon un certain nombre d’établissements prospères : fabriques de chapeaui, ateliers de reliure, imprimeries , fonderies mécaniques , filatures de laines , fabrique de tricots circulaires, clouterie mécanique, raffinerie de sucre , tanneries , vinaigreries , brasseries , etc. La meunerie a beaucoup perdu de son ancienne importance. Parmi les produits de l’industrie dijonnaise , nous n’en signalerons spécialement que trois aux étrangers : le pain d'épices , dont la réputation est européenne; la moutarde , qui ne jouit pas d'une moins grande célébrité, et les confitures d’épine-vinette. — N. B. Les voyageurs qui ne s’arrêtent pas à Dijon pourront acheter au buffet de la gare, pain d’épices, moutarde et confitures.

Une succursale de la Banque de France a été établie à Dijon (place de la Banque) en 1856 ; un comptoir d’escompte s'y est fondé rue des Godrans; une chambre de commerce y a été instituée à l’hôtel de ville, en 1855; enfin, depuis 1856, une bourse de commerce pour les grains se tient chaque semaine , dans la cour occidentale de l’hôtel de ville. Il s’y fait des affaires considérables.

Promenades et excnrslons.

Dijon est riche en promenades. Si elle a perdu une partie de ses remparts, de ses chemins couverts, établis de 1515 à 1558, et de ses petits arbres (promenade des Marronniers ou du Roi de Rome, plantée en 1801 près de la porte Guillaume , et détruite presque entièrement par le chemin de fer), elle a conservé son Parc , son Arquebuse , son allée de la Retraite , son Cours Fleury ; elle a créé un beau Jardin des plantes ; enfin elle a placé l’un des deux réservoirs de ses fontaines sur les débris de l’ancienne plate-forme élevée pour défendre la porte Guillaume , et l’autre près de la porte Neuve.

Le Parc , la plus belle promenade de tous les départements français, fut commencé, en 1610, par le grand Condé , gouver-

ITINÉRAIRE DE PARIS A DIJON

neur de Bourgogne , et achevé par son fils , le duc d’Enghien , sur les dessins de Le Nôtre- Une triple allée d’arbres , partant de la place Saint-Pierre, et longue de 1315 mètres, y conduit. Il a 33 hectares 23 ares. C’est un jardin français. L’avenue principale conduit à une vaste esplanade plantée d’arbres verts et longeant la rivière d'Ouche , sur la rive droite de laquelle on remarque l’ancien fief de la Colombière , qui appartenait aux princes de Condé.

La ville, qui a acquis cette magnifique promenade 12000 francs, le 25 ventôse an ix , y a fait , depuis quelques années, des embellissements dignes d’éloges.

L’embarcadère du chemin de fer sépare le principal réservoir des fontaines de l’Arquebuse et du Jardin des plantes.

Les Fontaines ont coûté à la ville de Dijon plus de 1 100 000 francs. Les deux inscriptions suivantes nous dispenseront d’en raconter l’histoire.

La première a été gravée sur une médaille d’or, du poids de 2^2 gr. 80 c., destinée à être offerte à M. Darcy, et sur deux médailles en argent données à sa mère et à son frère.

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