DE METZ A FORBACH
Charles IV, en 1357, fut, en 1629, érigé en marquisat par Charles IV , duc de Lorraine. Il existe, aux environs de ce bourg , près du village de Chemery, quelques vestiges d'une chaussée qu'on prétend avoir été faite du temps des Romains.
Au pied du Bliesberg, dans la charmante vallée de la Rosselle, à 11 kilomètres de Faulquemont, est assise la petite ville de Saint- Avoldy entourée de sites délicieux. C'est, comme le dit M. Bégin, une véritable ville hongroise, tenant à la fois de l'Europe et de l'Asie. Son origine remonte au milieu du vin 8 siècle, et doit être attribuée à Sigebaut, évêque de Metz, qui fonda , en l'honneur de saint Hilaire , un monastère auquel on donna plus tard le nom de Saint-Avold , lorsque les reliques de ce saint y eurent été déposées. Cette ville , autrefois fortifiée , joua un rôle important dans les guerres que firent aux ducs de Lorraine les belliqueux évêques de Metz. De la domination de ces derniers , elle passa par transaction, en 1576, sous celle d'Henri, duc de Guise, qui, à son tour, la vendit, en 1581 , au duc de Lorraine, Charles III. Le cardinal de La Vallette s'en empara en 1635. L'année suivante , le célèbre capitaine lorrain Cliquot la reprit sans perdre un seul homme , et fit prisonnier le gouverneur et la garnison. Elle fut enfin , comme tout le reste de la Lorraine, réunie à la France, en 1737. Il y a près de cette ville, dont l'industrie consiste en tanneries, une source d'eau minérale , froide, ferrugineuse.
On a découvert , dans les environs de Saint-Avold , des restes d'antiquités païennes. Dom Calmet a vu , près d'une fontaine, les débris d'une statue de Diane, que probablement on adorait en cet endroit comme déesse des fontaines et des bois ; il parle aussi d'un bas -relief représentant Minerve avec tous ses attributs , et d'un ancien pavé en mosaïque trouvé dans un jardin , à un pied de profondeur. Il existe encore, à quelques kilomètres de cette ville, des tracés d'un
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ancien temple consacré à la déesse des forêts , et des restes d'un camp romain.
Une autre petite ville , dont le sort fut longtemps lié à celui de Saint-Avold , acquit aussi quelque célébrité dans les démêlés des évêques de Metz et des ducs de Lorraine ; c'est Hombourg , appelé autrefois Hombourg-FÉvêque, et qu'on
Église de Hombourg.
rencontre un peu plus loin , après avoir passé trois fois la Rosselle, avec le regret de ne pouvoir assez longtemps admirer les magnifiques travaux exécutés sur cette partie de la ligne.
La position de Hombourg, sur une montagne isolée, lui yalut le surnom de guérite du monde. Jacques de Lorraine
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