‹ De Paris à Strasbourg avec les embranchements de Reims, de Gray, deChapitre 17 sur 21 · DE METZ À FORBACH · texte numérisé non relu

DE METZ À FORBACH

duit aux collines de Courcelles. Là seulement commence h reparaître cet ensemble toujours varié de coteaux, de vallées, de villages et de ruisseaux, qui a déjà fourni tant de gracieux paysages.

Courceïles-lez-Chaussy, près de la Nied française, avait autrefois un château, rasé depuis longtemps, et dont on ne -i voit plus aucune trace. En 4569, l'exercice de toute autre religion que la religion catholique ayant été défendu par Charles IX dans la ville de Metz, les protestants obtinrent la permission de faire leurs baptêmes et leurs mariages au village de Courcelles; mais il était interdit au ministre, sous peine de la vie , d'y prêcher et d'y faire la cène , et les mariages ou les baptêmes ne devaient jamais réunir ensemble plus de dix personnes.

* Remilly et Hemy sont deux villages assez agréables, mais dont il n'y a rien à dire et où il n'y a rien à voir, si ce n'est l'élégant clocher du premier, construit nouvellement dans le style gothique , et sa charmante maison commune, élevée sur les dessins de M. Rolland.

Faulquemont (Mons Falcoms\ en allemand Falkembourgou Falkemberg, situé sur la rive droite de la Nied allemande, est aujourd'hui chef-lieu d'un des cantons de l'arrondissement de Metz. C'était autrefois un bourg entouré de murailles et de tours; un château fort complétait son système de défense. Il n'eut longtemps qu'une seule porte , qui servait à la fois à l'entrée et à la sortie; le marquis de Bissy, devenu propriétaire du pays 63 m

Le clocher de Remilly.

en i743, fit faire une seconde porte du côté de Nancy. Faulquemont, érigé en comté par l'empereur Charles IV, en 1337, fut, en 1629, érigé en marquisat par Charles IV, duc de Lorraine. Il existe, aux environs de ce bourg , près du village de Chemery, quelques vestiges d*une chaussée qu'on prétend avoir été faite du temps des Romains.

Au pied du Bliesberg , dans la charmante vallée de la Rosselle, à 11 kilomètres de Faulquemont, est assise la petite ville de Saint-Avold, entourée de sites délicieux. C'est, comme le dit M. Bégin , une véritable ville hongroise , tenant à la fois de l'Europe et de l'Asie. Son origine remonte au milieu du viii" siècle, et doit être attribuée à Sigebaut, évéque de Metz, qui fonda, en l'honneur de saint Hilaire, un monastère auquel on donna plus lard le nom de saint Avold, lorsque les reliques de ce saint yeurent été déposées. Cette ville, autrefois fortifiée, joua un rôle important dans les guerres que firent aux ducs de Lorraine les belliqueux évêques de Metz. De la domination de ces derniers, elle passa sous celle d'Henri , duc de Guise , qui , à son tour, la vendit au duc de Lorraine, Charles IIL Le cardinal de La Vallette s'en empara en 1635. L'année suivante, le célèbre capitaine lorrain Cliquot la reprit sans perdre un seul homme, et fit prisonnier le gouverneur et la garnison. Elle fut enfin, comme tout le reste de la Lorraine, réunie à la France, en 1737. Il y a près de cette ville, dont l'industrie consiste en tanneries, une source d'eau minérale, froide, ferrugineuse.

On a découvert, dans les environs de Saint-Avold , des restes d'antiquités païennes. Dom Calmet a vu , près d'une fontaine, les débris d'une statue de Diane, que probablement on adorait en cet endroit comme déesse des fontaines et des bois; il parle aussi d'un bas- relief représentant Minerve avec tous ses attributs , et d'un ancien pavé en mosaïque trouvé dans un jardin, à 33 centimètres de profondeur. Il

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existe encore, à quelques kilomèlreâ de cette ville, des traces d'un ancien temple consacré à la déesse des forêts , et des restes d'un camp romain.

Une autre petite ville , dont le sort fut longtemps lié à celui de Saint-Avold, acquit aussi quelque célébrité dans les démêlés des évêques de Metz et des ducs de Lorraine ; c'est

L'église de Hombourg.

Hambourg, appelée autrefois Hombourg-l'Évêque, et qu'on rencontre un peu plus loin, après avoir passé trois fois la Uosselle, avec le regret de ne pouvoir assez longtemps {admirer les magnifiques travaux exécutés sur celte partie de la ligne. / La position de Hombourg, sur une montagne isolée, lui

valut le surnom de guérite du monde. Jacques de Lorraine lui donna quelque importance en y faisant construire un palais et une église pour treize chanoines.

Enfin le convoi passe devant Cocheren, et touche à la limite de la France; il s'arrête à Forbach, petite ville admirablement située , dans une plaine délicieuse , au pied d'une montagne appelée le . Schlossberg , et qui n'a quelque importance que par son bureau de douane. C'était autrefois le chef-lieu d'une haute seigneurie, et, pour sa défense,

Le cimeliëre de UomLourg»

un château fort avait été élevé sur le sommet de la montagne. En 1718, cette seigneurie fut érigée en comté. Charles- Quint établit, en 1352 , son camp dans ce pays , lorsqu'il se préparait à faire le siège de Metz. Une fabrique de pipes constitue à peu près toute l'industrie de Forbach ; le commerce n'y est guère plus brillant, et la physionomie de ses rues étroites et tortueuses n'offre rien d'attrayant qui puisse engager le voyageur à y prolonger son séjour. Cependant il faut prendre le temps de visiter les ruines, romaines de l'Hiéraple, que l'on trouve à 4 kilomètres environ sur l'an-

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cienne route de Metz à Strasbourg, et la chapelle Sainte- Croix, située ai; milieu des arbres, sur le penchant d'une montagne,

Forbach est la dernière station du chemin de fer sur le sol français.

La chapelle Sainte-Croix.

Paysage des environs de Metz.

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