A EDMOND BONY V
pidement, ce pays qui à tenu une si grande Place dans notre vie de jeunes hommes. C’est fon nom que je veux écrire en tête de ce fcit. L'Amérique, que j'ai aperçue plutôt due je n'ai pu la voir, n'est pas tout à fait | Amérique idéale que nous montrait Laboupre et que nous nous figurions d’après lui.
Elle est moins parfaite peut-être, mais bien plus vraie et plus humaine. Dans ses mœurs, âussi bien que dans ses institutions, elle môle l'inexpérience à l'audace, de précoces faffinements à une rudesse native. La république que nous venons de fonder en France, vieux pays qui compte vingt siècles ' ‘histoire, n’est pas et ne doit pas être la république empruntée à la jeune Amérique.
lle a pourtant beaucoup de leçons utiles à recueillir de sa glorieuse sœur ainée.
Quand on a vu là-bas, fût-ce en courant, ce que peuvent l'initiative et l'énergie indiiduelles, ce qu'est le bouillonnement, désordonné parfois et tumultueux, mais grandiose, d’une race pleine de sève, qui, en naissant