‹ De Paris au SoudanChapitre 13 sur 112 · LES RESSOURCES DE LA SÉNÉGAMRIE · texte numérisé non relu

LES RESSOURCES DE LA SÉNÉGAMRIE

» de fer de Saint-Louis a sa gare terminus dans le voisi- » nage du port. Néanmoins Dakar où le « Tamarinier », » fondé en 1857, sur le territoire de la petite république » ouolove des Lébou, n'a pas grandi aussi vite qu'on au- » rait pu s'y attendre : les échanges pacifiques s'accomo- » dent difficilement du voisinage des casernes, des bureaux » militaires et des bâtiments armés. Les irrégularités du » sol obligeront les ingénieurs à de grands travaux pour » assurer l'écoulement des eaux de pluies et pour donner » aux constructions une assiette régulière ; en outre, il » reste beaucoup à faire pour terminer le port, avec tout son » outillage de quais, de jetées, d'appontements, de chantiers, » de bassins et de fortifications. C'est par millions que les » devis approximatifs évaluent les sommes à dépenser avant » que Dalkar soit une ville régulière, digne de succéder » à Saint-Louis comme chef-lieu des possessions françaises » de la Sénégambie (1) ».

Moyens db communications (2). — Frêls et paisaaes par terre. — Il n'y a au Sénégal qu'un petit nombre de routes semblaoles aux routes de France ; ce sont celles des environs de St-Louis et du Cayor. Dans l'intérieur^ les roules de caravanes sont plutôt des itinéraires et des chemins battus que des voies construites à la mode européenne.

Depuis quelques années il existe, entre Dakar et St-Louis, une ligne ferrée (à voie de 1 mètre) de 263 kilomètres de long^ qui a été construite dans un double but commercial et stratégique.

Le prix du voyage est de 31 fr. 55 en première classe, 21 fr. 05 en seconae, 14 fr. 45 en troisième ; le prix moyen du transport des marchandises est d'environ 20 centimes par tonne et par kilomètre.

Par eau. — Le service du fleuve est fait au point de vue postal par les avisos de la Colonie.

Au point de vue commercial, le service du fleuve est fait par des navires de toutes sortes : petits vapeurs, goélettes, chalands, etc.

Le trêt et le prix des passages de St-Louis aux escales sont flxés comme suit :

1» De St-Louis à:

(1) Elisée Reclus. Nouvelle Géographie Universelle, T. XII. L'Afrique occidentale^ p. 256>

(2) Les Colonies Françaises, T. Y. Colonies d'Afrique, p. 161 et soiv.

Page 1