L'ALGÉRIE GRAND DÉBOUCHÉ
Eafin aa 31 octobre 1890, rencaisse métallique et des billeLs de Banque éUit de 33.814.822 fr. 94 c.
La circulation des billets de Banque a atteint la somme
de 87.784.370 fr.
contre celle de 72. 963. 765 )>
En 1 888-1 889, soit une augmentation de 1 4 . 820 . 605 »
Du l"*' novembre 1889 au 31 octobre 1890, la Banque a consenti 91 prêts, d'une valeur de 274.581 fr. 35 et l'existant des titres, à cette dernière date^ consistait en'77 dépôts, d'une valeur totale de S32. 139 fr. 70, sur laquelle il a été avancé 256 . 099 fr.
Cette situation du premier établissement financier du Nord de l'Afrique, démontre la grande importance du mouvement des affaires dans les trois départements algériens et particulièrement à Alger.
J'ajoute que les achats de l'Algérie dans la Métropole, se montent chaque année à près de 200 millions de marchandises et que les trois départements algériens absorbent 1/20* du montant total des exportations françaises (1).
L'Algérie occupe le huitième rang parmi les pays qui, de 1885à 1889, pendant ces cinq dernières années, ont consommé le plus de produits français ; elle fournit plus du tiers des transports maritimes effectués sous pavillon national ; elle est de toutes les contrées du monde celle qui, de beaucoup, procure le plus de fret ù notre marine marchande (2).
A elle seule la colonie algérienne assure à notre commerce et à notre industrie, autant de débouchés que lui en offrent ensemble la Tunisie, Tripoli, le Maroc, la Grèce, la Turquie, l'Egypte, la Chine et le Japon ; autant que le Brésil, le Mexique, rUruguay, le Pérou, le Chili et rAustralie ; deux fois plus que la Russie, TAutriche, la Suède, la Norwège, le Danemark et le Portugal réunis (3).
Enfin, l'Algérie, avec un commerce général moyen de 465 millions par an, depuis dix ans, le Maroc avec 45 mil-
(1), (2) et (3) Rapport présenté par M. Hunebelle au Conseil Supérieur du Gouvernement général de L'Algérie, session ordinaire de 1890, cité par M. E. Bonzom dans la Vigie Algérienne duâl décembre 1890.