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M. Soieillet qui ai t compris la grandeur de Tœuvre, la nécessité absolue qu'il y avait a faire partir le Transsaharien d'Alger.
Reléper cette ville an second plan^ c'est sacrifier l'avenir de notre colonie africaine à des intérêts locaux, à des coteries de clocher ; c'est faire une œuvre peu française, c'est donner la plus éclatante marque d'imprévoyance et de manque de cet esprit pratique qui nous a fait trop souvent défaut, pour notre malheur, en Algérie. Ce ne sont pas seulement les re-
f)résentants d'Alger, ce sont ceux de toute l'Algérie qui doivent prendre a défense de notre port central comme point d'attache du Transsaharien; ce sont ceux de toute l'Algérie qui doivent, en agissant ainsi, faire preuve d'impartialité et de véritable patriotisme. Pour établir dignement une gare en rapport avec l'importance de notre nouvelle artère africaine, n'avonsnous pas le Champ de manœuvres de Mustapha, sur l'emploi définitif duquel on discute depuis longtemps, et qui semble destiné, par sa configuration même, à devenir l'entrepôt du commerce du Soudan.
Emile BROUSSAIS.
2* — Vigie Algérienne
du Dimanche 18 janvier 1680, huitième année (2* série), vl* 167 i