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pide de Tsin-tan, qui, aux eaux basses, est si redouté des bateliers chinois, et qui, par les hautes eaux, disparaît presque complètement. Les plus grandes difficultés du fleuve à cette dernière époque me paraissent être le passage par le Kuei-chou et la partie comprise entre Mias-ho et Kuang-miao : là le fleuve élargi se sème de roches au milieu desquelles il serait indispensable de baliser le chenal.
En somme, avec un repérage exact et bien calculé, des vitesses à la machine de 12 à 13 nœuds, l’établissement à certains coudes de moyens d’évitage fixes à l’usage des navires remontant, je crois le Yang-tzù navigable, non seulement jusqu’à Cliung-kin, mais encore jusqu’à Ilsiu-chou-fu aux frontières du Yün-nan, sinon toute l’année, du moins pendant trois ou quatre mois.
Je prépare une carte à grande échelle de la partie du fleuve que j’ai étudiée plus spécialement, celle qui est comprise entre Chung-kin et I-chang.
Chung-kin est relié à Ilan-k’ou par un service postal très régulier qui part tous les cinq jours. 11 y a deux ou trois entreprises particulières se faisant concurrence. Le port d’une lettre, quel que soit son poids, coûte' 60 sapèques. Les bateaux employés sont de très légers esquifs construits dans le Ssù-chuân, mais qui n’y retournent jamais. On les vend à leur arrivée à Ilan-k’ou. La durée du voyage entre Chung-kin et Han-k’ou varie, suivant