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lion de ce problème occupe depuis longtemps la vigilante attention de l’Angleterre 1 . Il est temps que nous nous préoccupions à notre tour des intérêts et des droits que nous crée notre situation dans la péninsule indo-chinoise, du rôle qu’elle nous oblige à jouer dans des régions jadis lointaines et que la rapidité des communications a mises à notre porte. Il convient surtout de veiller à l’intégrité de l’empire chinois, d’empêcher qu’une conquête ou qu’une rébellion, en séparant de Pékin les provinces méridionales del’empire, ne réussisseànousen fermer l’accès. Nous aborderons plus tard l’étude de cette question, qui exige à elle seule de longs développements. Nous nous bornerons aujourd’hui à en signaler la gravité. Les problèmes économiques qu’elle soulève sont de la plus haute importance pour notre pays. Il trouvera peut-être dans ces riches contrées des compensations inattendues à nos récents malheurs. A la suite de toutes les grandes crises de notre histoire, il se produit en France un mouvement vers l’extérieur, fécond en utiles et glorieux résultats. Sachons le faire naître, sachons le
1. On sait les tentatives multipliées faites par le gouvernement anglais pour créer une route commerciale entre la Birmanie, les Indes et le Yun-nan. L’assassinat de M. Margary a fait revivre la question. Un télégramme a annoncé que le gouvernement chinois consentait à l’ouverture de cette route. Espérons que les négociations difficiles engagées par M. Wade, et dont le télégraphe nous a apporté l’écho, se sont dénouées à l’amiable, et que la question a été définitivement résolue.
416 ROLE DE LA FRANCE DANS L’EXTRÊME ORIENT, diriger; revenons â ces traditions colonisatrices que nous avons abandonnées à une nation rivale I dont elles ont fait la force et la richesse. L’indo- : Chine peut devenir pour nous l’équivalent de. ceti empire de l’Inde qu’un Dupleix eût donné à la \ France et que la faiblesse du gouvernement de Louis XV nous a fait perdre sans retour ! . . . .
TABLE DES MATIERES
Pages.
Notice sur Francis Garnier .. v
Introduction «. . xxxvii
DE PARIS A S RANG-Il AI
Octobre-novembre 1872. — La mer. — L’isolement. — Puissance de l’homme. — Merveilles du canal de Suez, mais insuffisance de certains travaux. — La mer Rouge. — Crimes de lèse-humanité. — Aden et ses citernes. — Importance du transit sur ce point. — L’Océan indien. — Pointe de Galles. — Ceylan. — Dupleix, véritable fondateur de l’empire anglais des Indes. — Ignorance des Français contemporains en matière de colonisation. — Singapour...
Novembre 1872. — Le cap Saint-Jacques. — Embouchure du Cambodge ou Mékong. — Notre colonie de Coçhinchine.
— Son administration et ses gouverneurs. — Symétrie et routine. — Ignorance et indifférence de là métropole. — Collège des administrateurs stagiaires. — Choix défectueux de l’emplacement de Saigon. — La ville chinoise, Cliolen.
— Anciens souvenirs d’un inspecteur des affaires indigènes....
TABLE DES MATIÈRES
Novembre 1872. — En mer. — La côte de Cochinchine. — Le versant oriental de l’Indo-Chine et les voies commerciales de communication avec la Chine. — L’exploration du Mékong. — Le fleuve du Tong-King. — Rivalités commerciales. — Patriotisme et habileté des Anglais. — Ambition des Allemands. — Ignorance de notre diplomatie. — Inconséquences de notre politique. — Hong-Kong. — Voyage du roi Norodom.. .'