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PASSÉ, PRÉSENT ET AVENIR DES CHAMPS D'OR

DE L4 WESTRALIE.

Les mines de la Westralie ont été longtemps ignorées ou négligées sur les marchés autres que celui de Londres et de TAustralie. Elles avaient inspiré en Europe une défiance que semblait justifier dans une certaine mesure l'insuccès de la Londonderry, et leurs débuts ont été extrêmement lents eu égard à la richesse qu'on leur attribuait. Il paraît intéressant d'en rechercher les causes.

En Westralie, comme partout ailleurs, on trouve des mines excellentes, d'autres moyennes, d'autres enfin dont l'exploitation ne sera pas de longtemps rémunératrice. Si Ton veut bien se reporter à ce que nous avons dit précédemment, on remarquera qu'une grande partie des champs d'or a été découverte presque simultanément, ou tout au moins dans un très petit nombre d'années. La reconnaissance d'un gîte aurifère publiée, et souvent grossie comme à plaisir, a eu pour conséquence immédiate d'amener dans la région un nombre considérable de prospecteurs (un rush) qui, sans plus ample examen, se sont empressés de claimer tout le terrain resté disponible sur le prolongement supposé du gîte, et souvent de part et d'autre sur une zone plus ou moins étendue.

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Mais ce n'était pas tout d'avoir piqueté et fait patenter les terrains supposés aurifères, il a fallu se mettre en devoir de les travailler. La loi westralienne l'exige sous peine de déchéance et elle est impitoyable sur ce point. Il y a quelques années ses prescriptions étaient même des plus dures, et elle n'était rien moins que favorable pour les mineurs qui avaient eu le courage de risquer leur vie pour aller à la découverte de nouveaux terrains aurifères.

Ces premiers inventeurs étaient, en général, de pauvres diables, seins autres ressources que leurs bras, et qui, réduits à eux-mêmes, ne pouvaient faire qu'une somme de travaux insignifiants pour montrer la valeur de ce qu'ils avaient trouvé. Quelques claims, comme celui de Bayley, à Coolgardie, révélaient de grandes richesses; aussi la fièvre de spéculation suscitée par les mines du Transvaal monta-t-elle bientôt à un tel degré en iSgS et 1896 qu'une foule de personnes, absolument étrangères aux mines, n'hésitèrent pas à acheter et à mettre sur le marché des propriétés dont on ignorait à peu près complètement la valeur. Un grand nombre de groupes s'organisèrent comme par enchantement pour ^e substituer aux droits des pro-. specteurs, mettre leurs claims en société et passer au public aux prix les plus élevés possible le papier ainsi créé.

Voici, du reste, comment les choses se passaient le plus souvent. Des intermédiaires (généralement des store-keepers, vis-à-vis desquels les mineurs étaient plus ou moins endettés) venaient dans les grands centres pour offrir les découvertes nouvelles. Pourvu qu'elles fussent situées dans un endroit où Ton avait déjà signalé la présence de l'or, elles trouvaient immédiatement preneur. Un mining expert (traduisez ingé-

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nieur minier), dépêché surplace, revenait bientôt avec un rapport conçu presque toujours dans des termes assez vagues, mais se terminant presque invariablement par une phrase de ce genre, devenue typique : « Je vous félicite d'avoir eu la bonne fortune de mettre la main sur une propriété qui paraît promettre un aussi bel avenir. » Il n'en fallait pas davantage; une société était immédiatement constituée avec un gros capital nominal, un working capital espèces très réduit, et l'affaire était lancée sur le marché. Le public, alléché par les promesses du prospectus, quelquefois aussi par une hausse artificielle habilement créée en bourse, achetait les litres souvent au-dessus de leur valeur nominale, les fondateurs convertissaient leur papier en bel et bon argent monnayé et passaient la main pour recommencer la même opération sur une autre mine aussi peu connue que la précédente.

En somme, tout reposait sur le rapport du mining expert. Or. s'il se trouvait sur les goldfields un cerlaii) nombre d'ingénieurs honorables, sérieux et capables de juger ce qu'on soumettait à leur examen, bien plus grand était le nombre de ceux qui s'intitulaient uv^énieurs sans y avoir aucun droit et même sans y rien entendre. C'est ainsi que nous avons vu d'anciens clerks (commis de maisons de banque ou de magasins) et jusqu'à un ancien détective américain, qui signaient sans aucun scrupule des rapports dont il n'est pas bien sûr qu'ils aient compris tous les termes. Quelques-uns avaient de temps à autre la main heureuse; le plus grand nombre travaillait sur commande et les résultats leur importaient peu.

Il convient de dire que les véritables ingénieurs se trouvaient souvent eux-mêmes dans une situation forl embarrassante. La plupart des mines soumises à leurs

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investigations étaient à peine grattées à la stirfa( leurs appréciations se ressemaient foicémeni de état de choses et avaient toujours un caractère tiès ( bllatif. Ils devaient s^estinier très heureux quand leur montrait quelques puits d'une certaine pi'of< dcur, leur permettant de voir autre cliose que ■ aflQeuremcnts. Mais cela n'arrêtait pas les spéculatei et la constitution des sociétés marchait quand mér C'est ainsi qu'une des plus grosses mines d'Hannai été flottée sur le marché anglais, sans qu'on y eût p< ainsi dire trouvé d'or. Elle a fourni iiltérieuremenl magnifiques rendements; mais combien d'autres n'< rien donné du tout, même avec de premières apparen plus brillantes!

Quelques groupes, plus consciencieux, procédai, d'une manière diUerente et prenaient d'abord les mil à option. Le prix de vente débattu et lixé ne variei avec les prospecteurs, le groupe leur en payait de si une partie, généraiemenl le dixième, qui leur res acquis en tout état de cause, et il se substituait à » pour continuer les prospections à ses frais. Un dé habituellement de trois à quatre mois, lui était acco pour rendre son acquisition définitive ou remettra mine à ses premiers possesseurs. Étant données la reté des terrains à explorer et l'absence de machine employer pour accélérer les travaux, on n'avait en i lité pas fait beaucoup de reconnaissances pendant c( période- On était alors réduit à prendre une décis au petit bonheur. C'est pourtant dans ces cas, m devons le dire, qu'ont été conclues les alTaires les p sérieuses et les meilleures.

La mine acceptée et mise sur le marché, c'est al que commençaient les véritables difficultés pratiqu Il fallait en effet arriver à prouver aux actionnaires t

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ce qu'on leur avait vendu avait réellement quelque valeur, ou tout au moins leur donner des espérances pour leur faire prendre patience. Il était nécessaire pour cela de constituer un directeur technique avec des ouvriers en quantité suffisante et des machines appropriées. Le premier point consistait donc à trouver tout d'abord un manager, un directeur des travaux. Etant donné le nombre considérable de mines qui se trouvaient en même temps dans les mêmes conditions, les managers sérieux ne couraient pas les rues; on prenait alors ce que l'on trouvait, et souvent le choix n'était pas heureux et ne pouvait pas l'être. C'étaient le plus souvent des contremaîtres, ou même de simples ouvriers mineurs, n'ayant pas réussi dans d'autres contrées, qui venaient sur les nouveaux champs d'or avec la presque certitude d'y trouver un engagement, tant la demande dépassait l'offre. On devait s'estimer très heureux quand on tombait sur un homme à peu prè^ honnête, ayant une certaine expérience des travaux et n'aimant pas trop le whisky; mais c'était loin d'être toujours le cas. On se rend compte, d'après cela, des fausses manœuvres, des dépenses parfaitement inutiles, des malversations même qui se produisaient et auxquelles le working capital devait faire face. Il convieni d'ajouter que, la plupart des sociétés ayant leur siège en Angleterre, ou tout au moins en dehors de la colonie, la surveillance était impossible ou illusoire.

Les difficultés pour trouver de bons ouvriers n'étaient pas moindres. La loi westralienne, comme celle du. reste des autres colonies de l'Est, ne permet que l'emploi de la main-d'œuvre blanche et défend aLsolument de recourir à des ouvriers de couleur jaun(! ou noire. De plus, avant 1897, elle exigeait qu'il y eût au moins un ouvrier employé par 3 acres (i hectare

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2 1 ares 4o centiares) de terrain claimé. Les vrais mineurs étaient en nombre par trop insuffisant pour qu'on pût s'en procurer assez pour obéir à ces prescriptions. Aussi était-on obligé de prendre tout ce qu'on trouvait et Dieu sait quel travail on pouvait tirer de ces embauchés disparates. De là une autre source forcée de dépenses improductives, ou du moins très peu rémunératrices.

Nous avons dit plus haut qu'il fallait entretenir la confiance des actionnaires et leur faire prendre patience. Les personnes qui s'occupent sérieusement de mines savent bien qu'on ne peut pas espérer qu'une affaire absolument nouvelle puisse produire immédiatement. Les prospectus avaient promis monts et merveilles ; quel meilleur mojen que de faire apercevoir des rendements et par suite des dividendes prochains? Mais pour cela il était nécessaire de broyer du minerai; de là l'érection précipitée de batteries sur des leases où non seulement on ignorait la quantité de minerai qu'on pourrait avoir à traiter, mais où de plus on ne savait pas si l'on aurait de l'eau, même salée, en quantité suffisante. Comme les moyens de transport, dans le principe, étaient difficiles et extrêmement longs, il se passait des mois et des mois avant que les éléments des batteries fussent arrivés à destination; mais il se trouvait alors que le working capital sur lequel on avait tiré à boulet rouge était, ou épuisé, ou que ce qui en restait était insuffisant pour j)Ouvoir même terminer l'érection des machines. Il fallait alors ou liquider ou reconstituer la société sur dç nouvelles bases, en appelant un nouveau capital. Dans l'un et l'autre cas, les actionnaires de la première heure perdaient tout ou partie de leur argent.

Cette situation, comme on le voit, devait être attribuée pour bonne partie à la fièvre de spéculation qui

avait gagné lout le monde; mais elle était imputable aussi pour partie aux dispositions léi;:ales peu logiques édictées par le Gouvernement vvestralien pour la concession et le travail des mines (^labour régulations).

La loi limite à 24 acres (9 hectares 71 ares 11 centiares) l'étendue maxima que peut avoir un daim, une lease; elle en donne la concession pour vingt et une années seulement, avec promesse de renouvellement; elle permet bien à une même personne de prendre plusieurs daims consëcuhfs ou adjacents, mais, avant le i4 janvier 1898, elle obligeait à avoir sur chaque lease autantd'ouvriers que sa surface contenait de fois '^ acres. Ces prescriptions avaient vraisemblablement été formulées en vue de permettre à tout le monde, et en particulier aux prospecteurs, de prendre une concession et les labour régulations avaient pour objet d'obliger chaque propriétaire à travailler de suite son daim et par suite de développer les richesses naturelles du pays ; mais elles allaient absolument à Tencontre du but un peu démocratique qu'on s'était proposé. Les prospecteurs pauvres, pouvant difficilement s'y conlbrmer, étaient obligés de demander une dispense qu'on ne leur accordait qu'en rechignant et pour un très court délai, ou bien ils couraient le risque de se voir immédiatement dépossédés. L'opération qui consiste à laire tomber un daim en déchéance pour se le faire attribuer légalement est exprimée par le mot colonial yw/??/; (traduction : sauter). Au moment de notre séjour en Westralie, il s'était formé, en vue du jumpage des daims, des groupes d'individus ayant des adhérents partout et surveillant mieux que le Gouvernement luimême l'exécution de la loi sur la main-d'œuvre minière. Un malheureux prospecteur ayant une lease promettant pour l'avenir venait-il à enfreindre la loi, même

AVENIR DES C.WUMP

pour un jotir, sans èlre autorisé par le w demain son claiiu élallj'umpé, c'est-à-di éiail dénoncé au nia<>;istrat, auquel l'ager de j'umpage demandait la déchéance di sesseur pour se faire attribuer la conces!

un compère. L'administration voyait bi manœuvres, savait ce qu'elles avaient C était le plus souvent impuissante à les p puis, un règlement du 9 juillet 1897 a cliéanccs moins sommaires et donné pit aux prospecteurs. Il constitue uneamélic sur l'ancien état de choses et rend mo honteux lripolaj;es que nous venons de s

Sons les anciennes labour régulation période de prospection et le commencemi de traçage, le nombre d'ouvriers exigé trop considérable pour ce qu'on pouvait l'aire exi'euter; mais, comme il fallait les | même, on était réduit à leur commander le plu.s souvent inutiles, heureux encoi n'ont pas été nuisibles pour l'avenir.

Tout cela, on le voit, entraînait forcém de dépenses sans objet, qui mangeaient une partie du working capital. Des socii plusieurs claims et voulant pousser activ vaux sur l'un d'eux en particulier pouv tenir de concentrer leurs ouvriers sur ce permissions de ce genre n'étaient toujou raircs et accordées avec assez de dilTicnl favoriser le développement du pays, on traver de parti pris.

On perçoit bien tous les inconvénient qui résnltaient d'une pareille situation.

l'obligation de la main-d'œuvre forcée

i^l CHAPITRE XI.

maintien des salaires élevés et empêchait par le fait le recrutement des bons ouvriers, puisqu'il fallait prendre à peu près tout ce qui se présentait. (Les mineurs ordinaires, bons ou mauvais, se pavaient par semaine de £ 4 à £ 4 i pour cinq journées de huit heures et une de cinq heures, celle du samedi, où le travail cesse au milieu de la journée. ) Les claims trop petits, exploités isoléoient, comportaient des frais généraux généralement hors de proportion avec la production qu'on pouvait réaliser et devenaient inexploitables.

Voici quel était le passé; tout cela ne pouvait avoir qu'un temps et nous sommes heureux de constater que le présent est tout différent.

La crise des mines d'or de 1897 ^^ '^ refonte de la loi minière à la date du i4 janvier 1898 ont modifié d'une manière heureuse la situation que nous venons d'esquisser. La crise a eu pour effet de faire disparaître du marché toutes les mines sans valeur qu'on y avait lancées et en même temps de mettre le public plus en garde contre les sociétés ne reposant pour ainsi dire sur rien. Les premiers actionnaires ont assurément perdu l'argent qu'ils avaient engagé dans ces affaires. Ceux qui y avaient cherché et espéré un placement sérieux sont certainement à plaindre; maison peut dire que c'était le petit nombre et que la majeure partie étaient des spéculateurs qui avaient surtout en vue les bénéfices immédiats qu'ils pouvaient récolter en jouant à la Bourse. 11 ne faut pas oublier, du reste, qu'une situation analogue s'est presque toujours manifestée chaque fois qu'une nouvelle contrée aurifère a été découverte. Il suffit de se rappeler ce qui s'est passé autrefois pour la Californie et plus récemment pour le Transvaal.

Actuellement la place est nettoyée et il ne subsiste

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pour ainsi dire plus que des sociétés qui travaillent leurs mines corame une affaire industrielle, en cherchant à leur faire produire de For et par suite des dividendes, et qui n'ont plus uniquement pour objectif d'eu faire un instrument de jeu. Sans doute on spécule encore sur les titres de ces sociétés et l'on ne pourra jamais l'empêcher; mais au moins il s'agit ici de quelque chose de sérieux.

La nouvelle loi sur le travail des mines réduit à deux le nombre de mineurs à employer sur un claim pendant les douze premiers mois de son existence légale; elle dispose, en outre, qu'après cette première période il faudra avoir seulement un mineur pour 6 acres (2 hectares 4^ ares). Ces prescriptions sont beaucoup plus raisonnables que les anciennes et parfaitement acceptables. Les prospecteurs pauvres peuvent ainsi, pendant la première année, travailler eux-mêmes leurs claims, sans crainte du jumpage, et recueillir ainsi les i'ruits de leurs efforts.

En 1896, il n'existait pas une seule perforatrice dans toute la Westrahe; tout le travail s'v l'aisait à la main. Etant donné ce que nous avons dit plus haut sur la qualité de la main-d'œuvre, on doit bien se figurer combien elle était onéreuse et peu productive.

Au moment présent, toutes les mines importantes emploient les machines les plus perfectionnées pour l'extraction- de leur minerai. Aussi le prix de revient a-t-il baissé d'une manière sensible. 11 serait à souhaiter que, pour les prospections à venir, on pût recourir à des perforatrices électriques mues par des locomobiles, comme cela se fait déjà dans d'autres régions. On arriverait de la sorte à savoir plus vite en présence de quoi Ton se trouve et si les gîtes rencontrés méritent qu'on s'y arrête. Cette solution serait surtout intéressante

pour les mines prises à oplion, comme nous l'avons signalé plus haut, et pour lesquelles il y a intérêt majeur à iaire la plus grande somme de travail utile dans un temps relativement court.

La presque totalité du minerai extrait en Westralie est ])assée dans des batteries du type ordinaire qu'on rencontre dans toutes les régions aurifères. On emploie exceptionnellement quelques moulins Huntington, et dans quelques mines on traite le minerai pulvérisé, soit par la cyanuration directe, soit au moyen de pans.

Il importe de remarquer que les batteries ne sont pas toujours heureusement appropriées à la nature de la roche à traiter. D'une manière générale, on paraît avoir adopté les pilons lourds avec fortes chutes, semblables à ceux qu'on emploie au TransvaaI. Quand on a affaire à des quartz durs, rien de mieux; mais quand il s'agit de roches plus tendres, cette manière d'opérer est défectueuse parce qu'elle fournit une trop grande quantité de sclamms (slimes) mélangée aux tailings. Elle donne surtout des résultats incomplets pour le minerai des Iode formations.

Il arrive très fréquemment qu'on ne retire pas phis de 5o pour loo de l'or reconnu par les analyses. Ce fail paraît dû à ce qu'une partie du métal précieux est recouverte d'un mince enduit ocreux qui empêche son contact avec le mercure et qu'une autre partie est à Tétai de poudre tellement fine qu'elle flotte sur les plaques d'amalgamation sans y être retenue. Ce dernier cflet se manifeste d'une manière plus marquée quand la salure ou la densité des eaux augmente. Enfin, même dans les zones oxydées, il existe toujours une certaine quantité de sulfures et quelquefois de tellurures qui sortent tels qu'ils sont entrés. Pour éviter cette dernière perte, les compagnies les plus soigneuses placent à la

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