PASSÉ, PRÉSENT ET AVENIR DES CHAMPS DOR
suite des tables des toiles ou des étoffes de laine, dites blankets, qui retiennent les particules d'amalgame détachées des tables ainsi qu'une certaine quantité des autres matières, en donnant des concentrés dont la teneur en or peut s'élever jusqu'à 4o onces à la tonne. Enfin, dans lin certain nombre de mines dont les travaux poussés plus profondément rencontrent des roches phis chargées de sulfures, arsénio-sulfures ettellurures,^ les plaques d'amalgamation sont suivies à^ f rue vanner s ou autres appareils analogues, au moyen desquels on fait la concentration de ces minéraux d'une manière continue et régulière.
Les résidus du traitement, tailings et sclamms, sont conduits dans des bassins de décantation où les matières solides se séparent de l'eau. Cetle pratique, utile partout, est surtout indispensable ici où l'eau est l'élément rare. En certains points elle est même si peu abondante qu'elle doit être reprise immédiatement à sa sortie des bassins pour être renvoyée telle quelle à la batterie. Il arrive de la sorte que, le plus souvent, elle reste chargée de particules boueuses qui augmentent encore la quantité d'or flottant qui passe sur les tables sans s'y arrêter. Il semble pourtant que, moyennant une faible dépense, il ne serait pas difficile de faire disparaître cet inconvénient qui est très sérieux.
Comme toutes les matières qui se sont déposées, dans les bassins renferment une notable proportion d'or, on doit après coup les traiter par la cyanuration. Pour y arriver dans les meilleures conditions possibles, il convient de faire précéder cette opération d'une concentration, afin de préparer une première classe de matières (tailings proprement dits) avec le moins de sclamms possible. On obtient de la sorte une masse granuleuse dans les interstices de laquelle la solution
cyanurée peut plus facilement circuler et atteindre toutes les parties. Il est alors facile de la faire écouler par filtration et de procéder aux lavages, suivant les méthodes ordinaires.
D'après ce que nous avons dit précédemment, les sclamms contiennent nécessairement beaucoup d'or fin. Après de longs tâtonnements, voici le procédé auquel on s'est arrêté pour en opérer l'extraction. On introduit une certaine quantité de sclamms, avec la proportion convenable de solution cyanurée, dans des caisses fermées, où le tout est soumis à un brassage mécanique. Quand ou est assuré que tout Tor est dissous, on envoie cette boue liquide, au moyen d'air comprimé, dans des filtres-presses où les matières solides se ramassent sous forme de gâteaux de quelques centimètres d'épaisseur; on procède ensuite au lavage avec de l'eau sous pression et le liquide qui s'écoule, et qui contient une petite quantité d'or, est additionné d'un poids convenable de cyanure^ pour être employé dans une opération suivante. On sépare l'or des solutions soit au moyen des copeaux de zinc, soit par les procédés électrolytiques. On arrive de la sorte à extraire de 90 à 92 pour 100 du métal que contenaient les matières soumises au traitement.
La société d'Hannan's Brown Hill possède à Kalgoorlie une des Iode formations les plus riches du Belt. Le minerai s'y présente sous la forme de matières schistoïdes assez tendres, contenant jusqu'à n onces d'or à la tonne. Au lieu des batteries, on avait adopté des broyeurs à boulet (Gruson Mills) qui réduisaient à sec la roche en poudre fine, et celle-ci était directement soumise à la cyanuration. Les résultats avaient été des moins satisfaisants; l'or, entouré de substances kaolineuses, résistait à l'attaque et l'on n'en retirait que 3 ^