‹ De Paris aux mines d'or de l'Australie occidentaleChapitre 34 sur 34 · RETOUR EN FRANCE · texte numérisé non relu

RETOUR EN FRANCE

bâtiinent file à la vitesse de i6 nœuds sur une mer calme comme de l'huile. Quelques heures après l'Australie ne nous apparaît plus que comme uu contour vaguement estompé qui disparaît peu à peu dans le lointain. Nous sommes maintenant entre le ciel et l'eau.

Les grands steamers de la Compagnie des Messageries Maritimes, qui font le service mensuel de l'Australie et de la Nouvelle-Calédonie, sont certainement, en fait de paquebots, ce que nous avons vu jusqu'ici de mieux entendu et de plus confortable pour les longues traversées : cabines spacieuses et bien ventilées, salons immenses et surtout cuisine française excellente. Après sept mois de tinned dog ou de cuisine plus que sommairement préparée , on se sent devenir gourmand, rien qu'en se mettant à table ou en lisant le menu. Le vin, qui vient de France et qui, entre parenthèses, est excellent, n'a pas de peine à nous faire oublier l'éternel thé qui a été notre unique boisson. (Ne disons néanmoins pas de mal de ce dernier, qui est la boisson la plus saine qu'on ait aux champs d'or.) Joignez à tout cela un service alertement et discrètement fait, une recherche constante de ce qui peut plaire aux passagers; que peut-on demander de plus?

Le revers de la médaille, c'est la chaleur humide que nous retrouvons trop tôt, hélas! Deux jours à peine se sont écoulés et nous sommes à nouveau transformés en éponges, comme à l'aller. La température est pourtant bien moins élevée qu'à Coolgardie : 26** à 28° tout au plus. Mais dans l'intérieur de la Westralie, c'est le régime delà sécheresse; ici c'est l'humidité en permanence. Rien à faire que de ne pas remuer et de se laisser vivre .

Les passagers sont peu nombreux, mais on nous annonce que nous ferons" très probablement notre plein

CHAPITHE XII.

Enlr<ïe du canal de Suez.

il Colombo, Nos compagnons se composent de quelques

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