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que l'idée d'une substance spirituelle, ((niraninient admise malgré son insuffisante clarté.
Dans une seconde partie Jaquelot répond aux diilicultés qu'on forme contre la religion.
Aux difficultés tirées de la Gcncse{l) il répond comme Spinoza: la révélation n'a d'autre but que la sanctification des hommes. Personne n'aurait cru le vrai système de la Nature qui détournerait l'attention de la seule leçon essentielle: l'obéissance (2). De même les cérémonies mosaïques, déclarées par les délicats indignes de Dieu et des hommes, étaient proportionnées à la faiblesse des Israélites (3).
Aux difficultés que Bayle élève contre /o liberlv dans les articles Ihiridan et Hélène et qui sont des difficultés logiques, .latiuelot répond i)ar l'expérience intime. Aux arguments tirés de l'observation du monde physique s'ojjpose l'argument tiré de l'observation du monde moral. Médée dit : video meliora, et elle est entraînée. Mais le fait qu'elle regrette et résiste et que parfois on surmonte la passion ne prouve-t-il i)as la liberté ?
Arrivons à l'objection formidable, idée fixe de Bayle, cauchemar de ses adversaires : en faisant l'homme libre le Dieu chrétien a créé le mal. Le critique n'a pas senti un seul moment l'éminente dignité d'un être libre. La liberté est l'endroit par lequel l'homme ajjproche le i)Ius de la divinité. « On ne saurait imaginer une « créature plus excellente qu'un être intelligent et libre, soit qu'on « le considère en lui-même, soit qu'on le regarde j-nu* rapport à la f< gloire de Dieu, i)uis([ue religion, lois, vertu, sainteté, jugement, « peine, récompense, tout suppose nécessairement le libre arbitre (i de l'homme. )> (4). Dieu ne peut être dignement adoré que par un être libre, on n'attache de prix qu'à un amour de choix. La vertu est-elle une belle et noble chose ? sans doute. Or, qui dit vertu dit é])reuve. l'ne mère, dit Bayle, n'enverra pas ses filles dans un l)al où elle sait qu'elles perdront l'honneur. Mais si cette mère avait un dessein sublime et que la permission d'aller au bal contriliuât à son dessein, serait-elle obligée de tenir ses filles enfermées, « i)rincipalement si elle les avait bien instruites de « leur devoir, et si elle avait fait tout ce (jui dépendait d'elle cl « qui était nécessaire pour les porter à la vertu ? » (ô). .laquelot
1. La i)otito lune iii)i)rl('c grand luminairo, 0 jours employés pour créer la Terre, un seul pour les millions d'astres, etc...