N. r. 1.. mars 170.-., p. :\?i
:!. Hil.l. dioisie, t. VL 121 et 112.
1. Holterdani. t. 1. 1701 ; I. II et III, fin 17(1.'. ; t. IV, 1700.
r>. .Ia(|iiel(.t admet la pres<'l('iice divine ipic les sociuiens repoussaient.
« je pense, tout autre chose après qu'il aura répliqué et qu'on lui « aura répliqué. Ce sera alors que le procès pleinement instruit « laissera connaître s'il est possible ou non de parer aux objec- « lions que M. Jaquelot s'est engagé de résoudre. » (1).
Jaquelot répliqua par VExanien de la théologie de M. Baylc {.2} où il ne disait rien de nouveau sur les 3 points discutés. Lui aussi, comme Leclerc, se débat sous l'étreinte du puissant lutteur. Quelques ripostes heureuses sur des points de détail ne peuvent changer l'issue du combat (3).
On trouve son rationalisme insuffisant : il devait, prétend-on, montrer l'accord de tons les dogmes avec toutes les maximes de la raison ; mais pourquoi Bayle n'afïîchc-t-il pas la même exigence à l'égard de notions acceptées dans les sciences et qui mènent à des contradictions : les notions d'étendue essence des corps, de mouvement ? Bayle n'a rien répondu à l'objection tirée de la divisibilité à l'infini (4). « Il y a des objets de l'existence desquels la c raison se peut convaincre, quoiqu'elle ne puisse les concevoir « dans toute leur étendue et que même elle y découvre des diffi- « cultes qu'elle ne saurait résoudre. » (5). Un mystère imparfaitement compris doit être admis s'il est appuyé sur un texte formel de l'Ecriture (6). Soit, répondait par avance Bayle (7), mais il repose alors sur un principe inévident, l'autorité de Dieu. La révélation ne comporte pas en effet de preuves décisives. Pour convaincre les incrédules, les apologistes devraient avoir mieux que des probabilités.
Après ce second ouvrage, le triomphe de Bayle sur la question du mal restait complet. Malgré les affirmations de Jaquelot, les incroyants trouvent aux mystères une répugnance rationnelle invincible. Le théologien rationaliste reculait encore ; après s'être retranché derrière rinintelligibilité de Dieu, il se réfugiait derrière l'autorité de l'Ecriture, seconde abdication de sa raison.
Les Entretiens de Maxime et de Thcmiste (1706) auxquels