‹ De Pascal à Chateaubriand; les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 128 sur 397 · Tuil. 1707, p · texte numérisé non relu

Tuil. 1707, p

5. Pasteur de l'église wallonne de Delft, né à Paris en IGIO, mort à Delfl en 1728, auteur de « l'Histoire de l'Edit de Nantes ■■ . L'ouvrage dont il est ici question est le Mélumie de rcinaniiies crili<iues. historiiiaes. philnsnphiiiiics et ihcijloyiriiics sur les tleii.r Disserlalions de M. Toland. inliliilées l'une « L'homme sans superstilion », l'autre « les Origines judaï(ines », Delft, 1702, 8". La préface est une défense de la preuve par le consentement univeisel. Benoist est un assez libre esprit qui admet la haute aiiliquilé du monde et l'inaulhenticité du Pentateufjue.

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sans contrôle, en négligeant jjour une fois les scrupules habituels de sa critique. Les jésuites, comblés en (Hiine, jugent tout le peuple d'après la cour. Mais que savons-nous si le fort n'y opprime pas le faible ? Nous savons en tout cas que le peuple est pire qu'esclave et qu'il y a eu des guerres civiles. Le récit du P. Le Gobieii touchant l'athéisme aux Iles Marianne est suspect. Comment des indigènes qui croient l'âme immortelle peuvent-ils être athées ? Benoist remarque justement que Bayle et Toland nous montrent un athée d'un bon naturel et un superstitieux d'un mauvais naturel, mais il a tort de le leur reprocher, car Bayle veut simplement prouver que les uiauvaises croyances de l'athée ne gâtent pas un bon naturel et que les croyances plus saines du superstitieux n'améliorent pas un mauvais naturel. Cette réfutation, qui est une des meilleures, tombe donc à faux sur un point important.

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