‹ De Pascal à Chateaubriand; les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 141 sur 397 · Paris Dcspilly · texte numérisé non relu

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2. « Si la l)alciiic fait son pcrtil do la ^rossour d'iiii laiircau, l'on peut jiij^cr... (le la capacité dp sa piicule, puisquVllc l'y reçoit tout le temps (lu'cllc l'allailc... La baleine de Jonas se trompa : elle le prit sans doute pour sou Ixileinou. » Cette dissertation fut publiée dans Mfm. Trév, sept. 1719, p. 1468-90.

.1. Amst. Ilunibert 12. Serces. né en lOO."» à (lenèvc, mort à Londres en 17(r2, fut pasteur à Applcby, chef-lieu du comté de Wesimoreland (N. O. de l'Angleterre), avant d'être aumônier de la chapelle royale de St-.Iames à Ixindres.

1. V. infra § G le développement sur les prophéties et les miracles.

son respect, certains théologiens rajeunissent quelques-unes des thèses les plus dures à la raison humaine et creusent le fossé que d'autres, plus modernes ou plus habiles, essayaient de combler par des concessions.

Le problème de la vertu des païens était, chez les libres esprits, un point particulièrement sensible. Dans les interminables controverses sur la grâce, les jésuites inclinaient à croire que les païens vertueux n'étaient point damnés, les jansénistes tenaient l'opinion contraire. En 1701 Dupin publia un traité posthume dWrnaiild : (' De la nécessité de la foi en J.-C. pour être sauvé, où on examine si les païens et les philosophes qui ont eu la connaissance d'un Dieu et qui ont moralement bien vécu ont pu être sauvés sans avoir la foi en J.-C. >■ (1). Cet ouvrage dirigé contre le ministre Montaigu, d'après lequel St-Clément aurait sauvé les païens philosophes, rétablissait naturellement la doctrine la plus rigoureuse d'Augustin. Autre chose est faire une action juste et la faire par esprit de justice. Leurs actions extérieurement bonnes étaient viciées par leur fin vaniteuse. D'ailleurs un seul vice anéantit la s&inteté. Or le vice grec était commun parmi les philosophes (2). — Même note chez François Lamy dans ses Lettres théologiques et morales sur quelques sujets importants (1708) (3). Il y soutient, non sans embarras, que l'idéal des héros du stoïcisme est un idéal <( créé ».

Loiseleur, dans sa 4" Proposition importante pour l'apoloyie de la religion (4), concède que les vertus des païens ne sont pas des péchés, mais elles ne méritent que des récompenses temporelles (5). Il enraye tous les efforts contemporains tentés pour adoucir le dogme. Avec une superbe insolente il humilie la raison aux yeux des moyenneurs, car J.-C. n'a pas promis l'infaillibilité à la raison mais à l'Eglise. Il maintient àprement l'intolérance, car la diversité est « une peste dans le christianisme et un flambeau de division dans les états politiques » (6). Les intransigeants de sa trempe commencent à faire figure de forcenés.

A côté d'eux, quelques esprits candides font sourire. Le bon Abbadie vieillissant (7) prouve la providence aux baylistcs en

1. Paris Osmont 2 v. 8». V. IJist. oiiv. sau. [38], 1702 p. 76.

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