losué
3. l""" part., c. 20. Le Livre des batailles de l'Elernel. les C.hroiii(iues de.: rois d'Israël, les Chroniques des rois de Juda.
5. II, c. 14. Disons, pour être juste, que la partie de son apologie qui traite du X. T. est bien supérieure à celle qui concerne rAueien. .Ta(|ii('I()t est bon psychologue s'il est mauvais historien.
Il y a pcut-t'trc plus de candide bonne foi chez Martin (1) le pieux traducteur de la Bible, mais presqu'autant d'à priori. Cet homme, qui a passé sa vie à sonder les Ecritures, maintient la doctrine de rinsi)iration du fond et de la forme dans les choses essentielles, de la préservation de l'erreur dans les non essentielles. Matthieu (27, i)) dit : Jérémie, au lieu de Zacharie. N'invoquez pas de faute de mémoire. « Si une fois je pouvais me perce suader que le Saint-Esprit n'a pas présidé sur leur mémoire, je « ne me sentirais guère assuré sur une infinité de choses que je (I trouve dans leurs écrits. » (2). Il admet les sens figurés. Sans doute il ne faut pas voir une prédiction expresse partout où revient la formule « afin que fût accompli... », il ne faut pas non ])lus y voir toujours, comme le font certains criticpies, une ingénieuse ap])lication (3). Bien plus, Martin accepte encore les « Actes de Pilate » et le passage de Joséphc sur J.-C. Ceci donne la mesure de son sens critique.
Martin, Jaquelof, Basnage jouissaient d'une grande autorité l)armi les réformés. Ils représentent assez bien la conception moyenne des orthodoxes de leur temps touchant l'Ecriture et les problèmes qui s'y rattachent.
On comprend que la résistance d'hommes aussi considérés ait retardé l'évolution inévitable. Et cependant les premiers efi'orts de la critique n'auront ])as été vains. Dans son traité de la Foi divine (4) un homme comme La Placette en arrive à poser nettement l'idée que le fondement de la foi n'est plus l'Ecriture. Comme un protestant ne saurait le trouver dans la tradition, il faut le chercher dans la conscience. Simon et Leclerc tout autant que Bayle conduiront un nombre croissant de réformés à cette conclusion.
1. David Martin (10.^0-1721^ pastpur à Lacaune (Tarn) puis à Utroolit, refvisa la première chaire de théoI()y;ie des Pays-Has, celle de la Haye. Son N. T. parut en KlOCi, la Bible entii're en 1707, Amst. 2 v. fol. C'est dans la préface de TA. T. qu'il faut chercher ses idées sur rins])iratlon et dans son Traite de la. rclifiiiin rvvvlve. oii l'on fait noir </uc les livres dn V. e,/ du .V. T. sont d'inspiration divine : on donne des refiles (jènèrales pour les expliquer et l'on prouve invinciblement contre les hérétitiues modernes la vérité des plus profondes doctrines r/o la religion chrétienne. Lewarde 1719, 2 v. 8" Cet ouvrago, qui fait suite au Traité de la religion naturelle, et l'Histoire du VieiJ.t! e,t du Nouveau Testaments Amst. 1700, 2 fol., montrent <pu' certains pasteurs n'avaient encore rien appris en fait de criti<|ue l)il)II(|ue. Dans une dissertation de sa vieillesse, Martin défendait encore l'authenticité du fan\eux passage des ."5 témoins, interpolé dans 1 .lean 5, 7 c H y en a trois (jui rendent témoignage »...