‹ De Pascal à Chateaubriand; les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 146 sur 397 · Ib. c · texte numérisé non relu

Ib. c

4. Amst. pet. 8" 1007, et Rot. 1 v. S" 171(1. (V. X. r. l. 1710 p. 182l. La Placette (10:^0-17181 pasteur en Béarn puis à Copenhague, moraliste estimable, un des théologiens prolestants qui ont. avant Yinet. le mieux connu la vérilal)le essence de leur foi.

Dans le catholicisme, depuis la condamnation de Simon et de Catholiques:

Dupin, le P. Calmet (1) représente la critique approuvée. Il suilit de parcourir son œuvre pour voir combien le triomphe de Bossuet a été complet.

Cet érudit consciencieux voit et sait ; il renonce aux allégories mystiques et recherche de bonne foi le sens historique et grammatical. Il expose avec une grande honnêteté les objections les plus gênantes, mais, ou bien ses réponses sont les insuffisantes solutions traditionnelles (2), ou bien, sur le problème du Pentateuque par exemple, il n'en donne aucune et écrit au pointilleux Fourmont que c'est aux incrédules à faire la preuve (3). Au moment où l'anglais Prideaiix (4) émet une opinion modérée que nous verrons beaucoup d'orthodoxes accepter : Esdras a dressé le canon, a retouché Moïse, corrigé les fautes, ajouté les éclaircissements nécessaires, rajeuni les noms, écrit en caractères chaldaïques, mais il n'est pas l'auteur, — Calmet maintient qu'Esdras n'est ni auteur ni restaurateur des Ecritures (5). Il professe contre Leclerc la même doctrine que Martin sur l'inspiration (6); il repousse toute explication naturelle du miracle de Jonas'(7). Par contre il accepte le passage des 3 témoins, par un raisonnement qui suffirait à juger sa critique : sans doute hors de l'église d'Afrique les anciens Pères grecs et latins paraissent ne l'avoir ni lu ni connu, mais « c'est apparemment que quelques

Calmet

1. Calmet, bénédictin de St-Vanne (1672-1757), apprit l'hébreu avec un pasteur de Munster. Il vint à Paris en 1706 pour terminer son principal ouvrage. Commentaire littéral sur tons les livres de l'A. et du N. T., Paris 1707-16, 23 V. 4° ; 2» éd. 1714-20. 26 v. 4° ; .S" corrigée 1724-26. 8 fol. Le texte est celui de la Vulgate accompagné de 1» belle traduction de Sacy. Chaque livre de la Bible et chaque problème critique ou historique important est l'objet de dissertations que Calmet réunit à part : Dissertations qui peuvent servir de prolégomènes de l'Ecriture sainte, Paris 1720, 3 v. 4°. Son Dictionnaire hist., crit., chron., géoyr. et littéral de la Bible, Paris 1722-28, 4 fol. a été encore imprimé au xix" siècle dans l'Encyclopédie de Migne, Paris 1845-46, 4 v. 4°. II faut aussi mentionner son Histoire sainte de l'A. et du X. T. et des juifs pour servir d'introduction à l'histoire ecclésiastique de l'abbé Fleury, Paris 1716, 2 v. 4°. Calmet, travailleur infatigable et désintéressé, mourut abbé de Senones (Vosgesl. Il avait refusé l'épiscopat.

2. V. la Dissertation où l'on essaie de concilier S. Matthieu avec S. Luc sur la généalogie de J. C. (Dissert. t. III).

3. Lettres de l'auteur du Commentaire littéral sur la Genèse pour servir de réponse à la critique de M. Fourmont contre cet ouvrage. Paris 1710, 4", !'■<' lettre.

4. Histoire des juifs et des peuples voisins depuis la décadence des royaumes d'Israël et de Juda jusqu'à la mort de J. C. Lond. 171G-18, 6 v. 8" ; tr. fr. Amst, 1722, 5 V. 12. Cet ouvrage eut en France un succès dont témoignent les rééditions de 1726. 1728, 1732, 1742. 1744, celle-ci par le P, Tournemine. Prideaux (1648- 1724) fut professeur d'hébreu au collège de Christ-CThurch (Oxford).

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