‹ De Pascal à Chateaubriand; les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 158 sur 397 · T. II, 1. 1, c. 2, p · texte numérisé non relu

T. II, 1. 1, c. 2, p

lié à d'autres faits ({ui ne peuvent s'expliquer sans lui, — avoué par tous ceux qui Font pu voir, — transmis jusqu'à moi sans altération (1).

Or l'histoire évangéliciue rapporte des faits qui, s'ils sont vrais, tranchent toutes les questions pendantes entre croyants et incroyants, car ils prouvent que Dieu a parlé. Ce sont les miracles. Où il y a miracle, Dieu est.

Ces faits sont possibles, même dans l'hypothèse spinoziste des lois immuables (2), s'ils sont préétablis par Dieu dans le dévelopl)cment des choses. Notre étonnement naît de l'ignorance de leurs causes. « Les miracles entrent comme le reste dans l'économie des desseins de Dieu et par conséquent dans l'ordre général de la nature « (3). — Ne perdent-ils pas leur autorité d'intervention particulière et leur valeur de témoignage ? — Non, puisqu'ils ne peuvent être ni prévus ni produits par un être borné. La guérison de l'aveugle-né reste probante, car ou Jésus la prévoyait et connaissait ce qui passe la science humaine, ou il l'ignorait ; mais alors comment les lois générales le servaient-elles à point nommé?

Ces faits sont rapportés par des témoins oculaires comme Matthieu et Jean, ou contemporains comme Marc et Luc. Matthieu écrit vers 35, Jean vers 98 (4), Ils n'avancent en effet rien que de conforme aux mceurs et aux institutions du temps, ils sont cités dès l'origine. L'évangile soulève des intérêts trop importants pour qu'on ne l'ait pas, quand il parut, épluché de très près. 11 est impossible à un imposteur de se cacher sous le nom d'un homme vivant ou récent. 24 ans après la mort du Christ, Paul cite Matthieu (1 Cor. 6, 2) (5). Les églises apostoliques n'ont eu aucune

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