‹ De Pascal à Chateaubriand; les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 185 sur 397 · L. 1, « apeiçu du contenu · texte numérisé non relu

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.'). Ed. de 1713, t. II, c. 7.

6. Sermons. Genève 1708, 12, serm. 3, Baylc avait inauguré les Xnnvelles de la république des lettres par un article en faveur de Van Date. 1C84, art. 1.

7. V. sur cette agitation : Lanson, R. des cours, 3 déc. 1908, p. 151. Le document essentiel est la correspondance de l'abbé Renaudot avec le maréchal de Souilles, où il demande des mesures rénressives ; pp. Léon Pélissier. R. h. l. 1899, dern. fascicule.

8. 1007-1713 ; fut recteur de divers collèges et bibliolliécaire à Reims. Il y

ù l'Histoire des oracles, publiée en 1707, rétablit les deux points contestés : les oracles sont rœuvi*e des démons, ils ont cessé par le pouvoir de J.-C. et non par les édits des empereurs.

L'auteur, très déférent dans sa préface, devient vite mordant, soit i)ar refl'et de son tempérament fougueux, soit qu'il sente chez l'ontenelle la sournoise incrédulité (1). Il discerne fort bien la connexion du mépris des anciens et du mépris de la tradition sacrée.

Lisant le grec, il se donne le plaisir de relever les petits contresens de son adversaire, qui dit par exemple d'après Ëiische : « 000 personnes entre les païens avaient écrit contre les oracles » sans voir que le sexcenli de la traduction latine rend le aucuov de l'original, c'est-à-dire un grand nombre. Un point faible de la démonstration de Fontenelle est qu'au lieu d'expliquer la cessation (les oracles i)ar le déclin général du paganisme, il invoque la ruine matérielle des temples. Baltus le convainc d'inexactitude : Plularqiie dit que Delphes était plus magnifique (|uc jamais (2).

Mais sa critique est dans l'ensemble bien infirme. 11 avance sans sourciller qu' « en matière d'autorité le plus grand nombre doit toujours l'emporter », et pense que l'homme incline à l'incrédulité parce qu'il y a de la peine à croire. Il garde une confiance antique dans le secret des demandes posées à l'oracle par billets cachetés et admire que les consultants eussent des songes en rapport avec leurs soucis. Sa démonstration procède volontiers de l'inconnu à l'inconnu : les oracles sont bien une production des démons puisqu'ils s'accompagnaient de magie, qui est i)ro])rcment r^Hivre démoniaque. L'activité ])réscnte des esprits malins et la puissance de l'église contre eux i)ermet de raisonner par analogie dans le passé. Pour allirmcr leur intervention, les Pères avaient le témoignage de l'Ecriture, de leurs sens, des oracles mêmes. Fontenelle se i)révaut de leur longue durée après J.-C. Mais leur disparition suivait la prédication graduelle de l'évangile (3) ; ils

.nvait ru une réfutation dp Van Dalc \r.w \c tliéoloffion nllcir.and Gcorij Mœbiii/t dans la '.i'- (''dition de son Trarlaliis Ihcohiiiiciis de oraciiionim orviine. propaijalione cl dùralionc, 1G8.^ ; une autre anonyme à Anistci'dam en 1099.

1. « Donnez-moi, dites-vous, une demi-douzaine de |)crsoimes à qui je puisse persuader que ce n'est pas le soleil qui fait le jour, je ne désespère-

II rai ])as (jue des nations entières n'embrassent cette opinion. — .Te ne sais 1' pas trop. Monsieur, ce que vous prétendez par là ni si c'est aux oracles «' seuls à (|ui vous en voulez. Ce qui est de vrai, c'est cjue je connais une ' I)ersonne très habile et très éclairée qui, ayant vu cet endroit de voti'e livre, t y a trouvé je ne sais »piel venin caché (|ui lui a déplu infiniment ■'. P. 109.

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