S" part., c
3. C'est ce que ftdlliis a dit de plus sensé, mais cela exténue le miracle, car on peut supiioseï- (pie les conseils cessèrent faute de consullanis.
ont pu rendre encore des rq^onses quand ils étaient évoqués par Julien avec toutes les ressources de la sorcellerie.
On comprend que Renaudot ait trouvé cette réfutation insuffisante.
Maltraité par les journalistes de Hollande, Leclerc(l) et Bernard (2), qu'il avait égayés, Baltiis riposta par une Suite de la réponse à l'Histoire des oracles (3) où il reprend ses premiers arguments, mais la discussion tourne vite à la controverse antiprotestante sur l'autorité des Pères et les miracles de l'Eglise. L'auteur déclare qu'il préférera toujours cette autorité à celle de « 2 ou 3 protestants anabaptistes, arminiens ou calvinistes » (4). Il fait valoir l'aveu de Celse et de Porphyre qui ont reconnu le pouvoir des exorcistes chrétiens (5). Il observe que les remèdes prescrits par les oracles de Sérapis et d'Esculape étaient tous pernicieux ou inouïs, donc non inventés par les hommes (6). Il termine en affirmant que le paganisme était encore florissant sous les empereurs idolâtres, lorsque la plupart des oracles furent réduits au silence.
La position de Baltus ressemblait à une gageure : il devait faire voir le paganisme vivace et les oracles expirants. L'équilibre entre ces deux démonstrations inverses était difficile à garder. Enfin quand il disait : comment préférer « un médecin anabaptiste « aux SS. Pères ? il ne comprenait pas que le conflit ne portait pas sur l'autorité des personnes, mais qu'il était entre l'Autorité et la raison que le médecin anabaptiste représentait ici (7).
Un argument plus célèbre, auquel Huet avait fait un sort La
démesuré et dont nous ne devons pas juger l'importance selon nos primauté
idées modernes, mais d'après la largeur de la brèche que sa chute d'Israël ouvrit dans la citadelle chrétienne, est l'idée de la primauté