Dont il est question notamment dans Proverbe
3. 1" p., c. 15. V. aussi c 22, p. 282 : « Le. pèt-ie et le flls ne sont, qu'un en vertu de l'économie qui met dans les mains du flls le droit de disposer des biens du père et d'en exercer toute l'autorité »,
-1. Mnldonat (t. I), Faijdit (t. H et 11I>, un professeur de Sorbonne (t. HT).
5. « Il me paraît qu'une bonne partie de ces ouvrages... ont été composés par les juifs hellénistes ou par ces premiers demi chrétiens cjui avaient emprunté 'beaucoup de choses de ces juifs et des philosophes platoniciens » t. III. 41.
niartyr et Cyrille ont lu ijour les besoins de leur cause. Dans un passage capital dont personne encore n'a tiré parti, Strabon donne des origines et de la religion judaïques et de Moïse luimême une idée tout autre que le Pentateuque, Moïse était prêtre égyptien et gouverneur de province. Le peuple qu'il emmena dans la Judée stérile (1) et auquel il donna une religion nouvelle était égyptien et de sang mêlé, mais nullement la pure race d'Abraham. Comme les autres législateurs, il usa de la fiction qui consiste à rapporter à Dieu les lois qu'on institue. Toutes les rencontres avec Dieu dont parle le Pentateuque, comme tant d'autres livres anciens, sont des songes, et l'on sait, depuis Cicéron, s'il faut les prendre au sérieux. Moïse était panthéiste et ami d'un culte spirituel.
Toland a le plus fait, au début du wiu" siècle, pour assimiler le judéo-christianisme aux religions anciennes. Notre Révélation n'a rien de spécifique ; elle n'est point leur mère mais leur fille ou leur sœur. Elle est le produit de la faculté superstitieuse toujours en action dans le monde ; elle n'est pas plus fondée ni respectable que ces cérémonies de purification, ces oracles, ces croyances bizarres dont on rit chez les anciens, et auxquelles les choses chrétiennes ressemblent d'une façon si inquiétante (2).
En 1715, à l'extrême droite de l'armée théologienne, un orthodoxe sort enfin des rangs pour combattre à son tour Huet. C'est l'abbé Loiseleur (3) qui comprend le danger d'une thèse ridicule.
« Dans un ouvrage intitulé Démonstration, rien de faible n'y « doit entrer. Les simples apparences, les faibles présomptions, « les vraisemblances en doivent être bannies, ou du moins elles « y doivent être si rares qu'elles n'y fassent pas une partie du « capital... Il faudrait être juif ou chrétien très prévenus pour « reconnaître Moïse, son pays, sa naissance, son éducation, ses « qualités personnelles... dans Mercure, Adonis, Bacchus, Atis et « dans les dieux et les héros de l'ancien paganisme, la plupart « fabuleux » (4).
Si les païens ont copié Moïse qui est suspect aux libertins, la suspicion s'étend aux païens. Or ce qui est beau et probant, c'est de voir l'accord des philosophes inspirés par la raison naturelle avec Moïse qui la prolonge et l'enrichit. De plus, on frôle l'écueil