‹ De Pascal à Chateaubriand; les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 23 sur 397 · Sermon pour le mardi de la 4<- semaine du Carême · texte numérisé non relu

Sermon pour le mardi de la 4<- semaine du Carême

français, en disant que ses erreurs ont ft tourné la cervelle à bien de jeunes gens » (1), et les lettres approbatives qu'il a reçues de Fénelon, de Silleri, évèque de Soissons, de Hideux, curé des Saints-Innocents, de Coiilau, directeur de la Bibliothèque Mazarine, sont pleines d'un frémissement bien rare dans cette littérature conventionnelle. La même année (1(590), Leclevc relève parmi les motifs d'incrédulité l'entêtement d'un principe qu'on admet sans examen: celui de l'unité de substance (2).

Mais nous pouvons affirmer que la métaphysique panthéiste doit uniquement à ses conséquences antichrétiennes cet engouement passager. Le déisme va régner en maitre. Spinoza agit durablement sur un petit nombre par l'Ethique, sur le grand nombre par le Traité. Que l'action du Traité s'exerce directement ou par l'intermédiaire de Simon et de Leclerc, peu importe. Quand ces derniers essaient d'instituer une exégèse rationnelle, lorsque R. Simon adopte le principe qu'en matière de philosophie (de sciences), il ne faut pas suivre l'Ecriture à la lettre parce qu'elle est accordée aux idées vulgaires (3), quand Leclerc exténue l'inspiration des apôtres en suivant le chemin que Spinoza n'avait fait qu'indiquer (4), on se rend compte que par eux l'action du philosophe juif s'est répercutée et amplifiée. Et c'est bien ainsi que l'entendent les chrétiens traditionnels (ô). Toutle niouvement rati(iti;iliste. dc-istf ou socinien, a été fortifié ]jar lui.

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