Elle annonce Coquerel plutôt que Vinet
3. Spinoza. Bayle avaient déjà proclamé la souveraineté de la conscience, mais beaucoup d'autres choses encore qui attiraient leur part d'attention. La force de .)/. II. vient de ce qu'e//e est la femme d'une seule idée, dont elle sature l'esprit du lecteur.
4. Ou vraisemblable. On sait combien Voltaire a élargi le domaine de l'absurde.
grâce à Rousseau, transportera les ànies sensibles, mais qui, comme tous les mouvements de renaissance religieuse en France, profitera finalenient à l'église établie.
Ces trois groupes ont un trait commun. Le rationalisme ? ce n'est pas assez dire, puisque la raison prouve Dieu aux uns, le hasard aux autres. Disons la foi en l'homme. Tous trois réhabilitent l'homme, sa faculté de penser, ses facultés d'agir et de sentir : il se suffit à lui-même.
Les Les Lettres sur la religion essentielle furent condamnées à
Réfutateurs Home, par décret du 28 juillet 1742, avec les « Lettres cabalistiques », les « Lettres chinoises » et les « Lettres juives ». Elles ne pouvaient que déconcerter et irriter un chrétien catholique.
« C'est ici, dit le Journal de Trévoux, l'ouvrage de ténèbres « d'un esprit hypocrite et artificieux, qui faisant semblant de « tout admettre, J.-C. la foi, la religion, les miracles, les mystères, c rejette tout ; et ne retient {[u'une espèce de religion naturelle « telle qu'il lui plaît de l'imaginer » (1). Tous nos raisonnements pour atteindre par nous-mêmes la véritable religion « sont bien « plus propres à la dégrader jusqu'à nous qu'à nous élever jusqu'à « elle. Notre auteur nous en fournit l'exemple le plus sensible et ■J « le i)lus capable d'épouvanter les raisonneurs téméraires et i)ré- « somptueux » (2). « Il réduit plaisamment la foi à la bonne « foi » (3). Il prétend limiter les perfections de Dieu : « tous ces « Messieurs les déistes, athées et autres mécréants ne veulent « qu'un Dieu bon et ne peuvent soulTrir l'idée de la grandeur, de « la justice, de la souveraineté absolue et rigoureuse. Ils ont leurs « raisons » (4).
A l'extrême gauche du christianisme, la Xouvelle Bibliothèque de Chaix et Barbegrac ])roi)osait la même objection, dans une critique remarquable d'intelligence, de finesse et de courtoisie.
Tout le monde gémit sur la décadence de la religion, encond)rée de théologie, et parle de « la ramener à son état primitif ». Notre auteur « veut bien communiquer au public ce que ses médita- « lions lui ont fourni sur ce sujet. On ne saurait (jue lui avoir « obligation de ce jjrésent... Se peut-il un but i)ius noble que « celui qui tend à concilier les esprits des hommes et à les rame- « ner tous à une unité de ])rin(ipes et de conduite ? » (.5). Alais