Ib
a. « Un homme qui est sincèrement attaché à la religion naturelle, c'ost-à- « dire qui croit un Dieu, une Providence, des règles de morale et une vie à <■ venir, comme la raison le dicte, n'a qu'un pas à faire pour devenir chrétien » I. 2.
l'Ecriture reproduit les préjugés régnants. Elle aide, comme la religion chrétienne elle-même, les individus et les sociétés à bien vivre. Avec les Anglais Clarke, Tillotson, Locke, ils simplifient la théologie de l'école, cet « art de chicaner avec les hommes » (1). Ce peu d'entêtement pour les systèmes les conduit à la tolérance. — Ils sont déjà du xix' siècle parce qu'ils juxtaposent à l'autorité extérieure l'autorité intérieure, partent comme Pascal de faits psychologiques, les besoins de l'âme, et, en faisant nette et large la place des preuves internes (2), orientent l'apologétique vers un ])ragmatisme qui confond le vrai avec le bon et le fécond, c'est-àdire avec ce qui favorise l'action et la vie.
Cela est surtout vrai de Tiivrettin : l'originalité de Vernet réside l)hil(')t dans ses études précises et documentées sur les miracles de Paris,' l'extension du christianisme, les gnostiques, et dans le Iléchissement de son orthodoxie sur les prophéties dont il fait bon marché, et les miracles, où il cherche beaucoup ])lus une intention de Dieu que le surnaturel pro])rcment dit. Le siècle avance, Vernet est l'ami de Rousseau (3).
L'action de son œuvre sur le public fut certainement énervée par la lenteur de sa publication et la prolixité qui en résulte.