‹ De Pascal à Chateaubriand; les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 310 sur 397 · Osée · texte numérisé non relu

Osée

5. Il fallait d'après lui 3 mois de travail. Guénée répondait : pour faire un veau portatif le premier fondeur venu mettra une semaine. « Nous n'avons pas cherché longtemps et nous en avons trouvé deux qui ne demandaient que 3 jours ». I, 65. Lettre du rabbin Aaron Mathataï à Guill. Vadé et lettre du lévite Joseph ben Jonathan à G. Vadé. Amst. (Paris) 1765, 8°. (V. Grimm VI, 329). Cette lettre fut insérée ensuite dans les « Lettres de (juelques juifs ». Voltaire répliqua dans les éditions jiostérieures du Dictionnaire, à l'article Fonte, en s'appuyant

sur la haute autorité dé Pigalle et en énumérant les 20 phases de l'opération. Il voulait montrer qu'.4aro;i ne pouvait fabriquer son veau « en une nuit », mais aucun délai n'est fixé dans le récit de l'Exode (c. 32).

Cependant le public riait. Ce ton, ni pédant, ni haineux, ni ulcéré était nouveau dans l'apologétique. Trois éditions et deux contrefaçons s'écoulaient assez vite pour permettre à l'auteur de grossir son ouvrage et de tenir tête aux ripostes de Voltaire. Le Journal de Verdun {1), l'Année littéraire jubilaient. Le Journal des savants louait « le ton de politesse et d'honnêteté » de Guénée, <' l'énergie, la solidité, l'évidence >> de sa démonstration. « Si tous « les ouvrages polémiques étaient écrits dans le goût de celui-ci, a ils feraient plus d'honneur à leurs auteurs et seraient mieux « accueillis du public » (2). Voltaire cependant traitait l'écrivain en sa langue, de franc ignorant, d'imbécile et d'emporté (3).

Il allait se heurter à un adversaire moins spirituel et moins bien muni, l'abbé Bergier.

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