‹ De Pascal à Chateaubriand; les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 344 sur 397 · Le mot est de Masson o. c. III · texte numérisé non relu

Le mot est de Masson o. c. III

édifiante (1) montre que la .vie religieuse se réveille sourdement, avant l'ébranlement de la Révolution, avant les tentatives des Conventionnels en mission pour déchristianiser le pays.

1. Nous mentionnerons : l'Entretien d'un chevalier converti avec une marquise 1779 ; tous les ouvrages du jésuite Baudran, notamment l'Ame affermie dans la foi 1779 ; la réimpression des Pensées du P. Humberi sur les plus importantes vérités de la religion 1780 ; les Sentiments d'une âme pénitente revenue des erreurs de la philosophie moderne par de Besombes de St-Geniès,^ conseiller à la Cour des aides de Montauhan 1786 ; l'Homme qui se dévoile à Dieu 1787 ; Candide ou l'élève du philosophe chrétien, par l'abbé de La Reynie 1787. — Nommons pour mémoire les apologistes qui continuent à cultiver les genres connus. Le P. Richard ironise (V. Bibliogr. 1775 et 76) Muyart de Vouglans, magistrat, réunit dans un très bon petit ouvrage court et vif les motifs de sa foi en J.-C. (V. 1776 et 85). A côté d'eux les attardés, les maladroits s'obstinent : Hespelle identifie avec les patriarches les preniiers empereurs chinois (1774) ; La Berthonye (1777) et Sigaud (1785) font des calculs sur l'arche de Noé ; Bertier (1778) estime que Dieu ne fut pas fâché de la Chute, qui lui donna des loisirs : en effet la douleur, flUe du péché, le remplaça dans la conduite de l'homme ; le P. Harel, franciscain, déverse sur les philosophes une besace d'injures : « écrivains cyniques et dépravés, insensés fanatiques, nouveaux Corybantes, imagination impure, pasquinades, écrits pestilentiels » (1783).

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