Fauchét : « De la relinion nationale », Paris
4. Paris 1796 et 97, 8". V. aussi du même : De la guerre déclarée par nos derniers tyrans à la raison, à la morale, aux lettres et aux arts. Discours prononcé à l'ouverture du Lycée républicain 3t déc. 179i. Paris 1796, 8°,
5. Le Voile levé pour les curieux ou Secret de la révolution révélé à l'aide de la franc maçonnerie, Paris 1791 et 92, 8". L'accusation date de 1746 (V. supni p. 303). Les rapports du philosopbisme avec la maçonnerie sont certains. (V. Lanson : Questions diverses. li.Jr.l. XIX, 1 et 293). Tous les Grands Maîtres avaient appelé de leurs vœux l'Encyclopédie. {Papus : « Martincs », 145). Les Maçons s'étaient initiés au régime démocratique dans les loges « toutes constituées (depuis 1773) d'après les principes du parlementarisme, du suffrage universel et des tribunaux électifs ». (Ib. 136). Mais que penser du complot ? On trouve des citoyens maçons à la tête du mouvement révolutionnaire dans plusieurs communes, mais rien jusqu'aujourd'hui, à notre connaissance, ne permet de parler d'un dessein concerté par la Maçonnerie, à plus forte raison par toutes les sectes secrètes, pour exterminer Rome.
« les plus décidés » (1), « La franc-maçonnerie a offert ses temples et ses « autels pour faire l'essai de cette irréligion philosophique. C'est là qu'on a « préparé les mystères d'une religion symbolique, qu'on a initié des Français « qui avaient déjà renoncé dans leur cd'ur à la religion de leurs pères... « qu'on leur a fait entendre qu'il n'y a que des symboles dans toutes les « religions » (2).
On leur a fait croire qu'on les ramène à la religion primitive et universelle. Toutes les sectes secrètes ont un fond commun, le Kocinianisme, toutes visent à établir l'athéisme.
En 1800, un ancien émigré, Bernardî, chef de division au ministère de la justice, achève de formuler la doctrine qui deviendra un dogme sous la Restauration. Traitant De Vinfhwncc de la philosophie sur les forfaits de la Hévolution (3), il développe les idées suivantes : la république jacobine était l'athéisme organisé, — l'expérience a prouvé qu'il ne peut y avoir de société sans religion, — les doctrines des philosophes ont engendré les crimes révolutionnaires (4). Leurs erreurs sur la bonté et la perfectibilité (5) de l'homme, l'abolition de la distinction naturelle du Juste e'; de l'injuste ont eu les effets malfaisants que les apologistes prédisaient. Les philosophes sont les théoriciens, les jacobins les exécuteurs (6). Et un abbé de renchérir: « tous nos buveurs de sang étaient des philosophes » (7).
Mais la plus magnifique utilisation de nos troubles à des fins apologétiques reste celle que J. de Maistre en a faite dans ses Considérations sur la France (8). Penché avec passion sur l'expé-
1. Conjuration contre la religion calholique ci les souverains (an|.). Paris 1792, 8°, p. 63.
."î. Paris 8" (an.) s. d. V. Ann. philos, 1800-1801, L'Académie des inscriptions accueillit nernardi pour ses ouvrages juridiques.