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les protéger de l'idolâtrie ; il leur donne l'assurance inouïe, s'il ne parlait pas au nom de Dieu, que fidèles ils seront heureux et infidèles misérables. Il leur promet le Rédempteur que l'agneau de Pàque, le serpent d'airain symbolisent. David et les prophètes précisent les circonstances de la venue du Messie, son caractère, sa gloire, ses souIVrances. Ils figurent ces souffrances par les leurs. Mais ils insistent surtout sur son triomphe et la conversion des Gentils. « Ce Messie, montré de loin comme le fils d'Abraham, est « encore montré de plus près comme le fils de David, un empire « éternel lui est promis : la connaissance de Dieu répandue par « tout l'Univers est marquée comme le signe certain et comme le a fruit de sa venue » (1). Les prophètes, particulièrement nombreux dans les temps de crise et d'impiété, assurent la ijerpétuité de la société du peuple de Dieu, même sous les i)lus mauvais rois comme Manassès. Les infidélités répétées des juifs provoquent la répression de Nabuchodonosor, instrument que Dieu brise ensuite, de peur que ses enfants « ne fussent surpris de la gloire des impies » (2). Revenu de Rabylone, le peuple repenti vit en paix l^endant 500 ans. La prophétie de Daniel ajoute une clarté de plus à celle de Jacob : le royaume de Juda devait cesser à la venue du Messie, on apprend maintenant que sa ruine sera l'effet de la mort du Messie. Peu importe le compte exact des 70 semaines ; le malheur d'Israël j^rouve que l'oracle est accompli.
Bossuet place ici un saisissant tableau du monde ancien avant l'apparition du Christ. C'est p.eut-ètre la plus belle et forte partie de son œuvre. Dieu préparait de longue main la conversion des (lentils i)ar des faits tels que la dispersion des juifs à travers le monde, la traduction des Ecritures en grec, l'avènement des philosophes à la connaissance du vrai Dieu. Cependant ces rares initiés n'osaient pas déclarer leur pensée et les peuples les plus policés restaient les plus aveugles. Avec moins de véhémence mais avec autant de génie, l'évéque de Condom refait le dévelopl)emcnt de Tcrlnllicn sur les impuretés i)aïennes. Solon élevait un temple à "Vénus la prostituée. « Cependant ils détestaient l'adul- « tère dans les hommes et dans les femmes : la société conjugale (( était sacrée parmi eux. Mais quand ils s'a])pli(|uaient à la rcli- « gion, ils paraissaient comme possédés par un esprit étranger, h et leur lumière naturelle les abandonnait » (3).
Les juifs mêmes étaient corrompus et .superstitieux, comme .Tésus le fait sentir aux pharisiens. Les disputes entre Ilircan et