‹ De Pascal à Chateaubriand; les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 85 sur 397 · P. 21 fi · texte numérisé non relu

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3. Les apcMrps afïlrment, par exemple, n'avoir reçu ces dons qu'à partir de l'Ascension de .I.-C.

4. ■• Jiuhros impiilsorc Chreslo assidue luniultuantes. . Vie de Claude, 2.i.

à son fils de croire que le soleil brille ; il lui sait gré de croire en lui et en sa parole.

Ce genre d'objections théoriques est d'ailleurs oiseux : « On « doit régler des opinions spéculatives par des preuves de faits « et non pas régler les preuves de fait par des opinions spécula- « tives » (1). Les antipodes et l'aimant soulèvent bien des difîicultés.

Ayant ainsi concentré la démonstration en un i)oint dont le fort ou le faible fera la vérité ou la fausseté du christianisme, Abbadie relève en détail divers endroits du N. T. propres à établir que les apôtres ont vraiment enseigné les faits miraculeux et qu'ils n'étaient ni trompeurs, ni trompés (2).

L'évangéliste n'aurait pas inventé des épisodes gênants, tels que Jésus entre les mains du diable, la prédiction de son retour prochain non encore accomplie, sa défaillance à Gethsémané. Il n'aurait pas mis dans la bouche d'un homme qui (lisi)ose de dix ou douze misérables pécheurs des paroles outrecuidantes : je vous f^ai pêcheurs d'hommes, je suis venu apporter l'épée, le royaume de Dieu sera donné à une autre nation. Lui aurait-il prêté des idées inouïes comme « Dieu est esprit » (3), ce qu'aucun homme ne savait i)leinement, ou bien « i)ersonne n'est monté au ciel si ce n'est celui qui est descendu dii ciel » (4), langage extravagant sj la sainteté de Jésus ne le prouvait divin ; ou encore cette pensée profonde : « Si quelqu'un veut faire... il connaîtra » (5). « Tous « les hommes avaient ignoré cette vérité si grande et si relevée ; « ils ont fait de la religion une science qui n'est que pour les « docteurs,... pour la science du salut on ne l'obtient que par <( l'humilité et la sanctification... Plus nous vivons bien, moins h nous avons de doute. Plus nous aimons Dieu et plus nous voyons « les merveilles de sa loi » (0).

Dans les Actes, dans les Epîtres, la prédication de la nouvelle naissance et de la vie en Christ est entièrement nouvelle. « Exa- « minez-vous, dit Saint Paul, pour voir si Jésus-Christ est en (• vous. » (7). A-t-on jamais dit : César est en nous ? « C'est que ff nous n'avons jamais reçu l'esprit de César et (|ue les disci])les (I avaient reçu l'esprit de Jésus-Christ » (8). Il n'est pas jusqu'à

2. « Car cps trois principes forniont la (h-nionslralion de la vérité du christianisme », 242.

.^. .Toiin 4, 21.

l. .Jean 3, 1."..

.'). .Tcan 7, 17.

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