‹ De Pascal à Chateaubriand [microform]. Les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 134 sur 390 · Mornkt [105 bis], loc. cit · texte numérisé non relu

Mornkt [105 bis], loc. cit

DE BAYLE A VOLTAIRE

dant à la manière de l'homme, du dehors au dedans, en assemblant des matériaux (1). Mais on ne saurait lui reprocher d'ignorer Darwin et Bergson.

La meilleure preuve de l'importance prise par les sciences physiques dans les préoccupations des honnêtes gens vers la fin de la période que nous étudions nous est fournie par l'abbé Pluche Cet ancien professeur de rhétorique (2) entreprend un grand ouvrage de vulgarisation scientifique en 11 volumes, pour canaliser dans a bonne direction la curiosité grandissante. C'est le Spectacle de la Nature ou Entretiens sur les particularités de l'histoire naturelle qui ont paru les plus propres à rendre les jeunes gens curieux 5,1,!' /'."'' /«™^^ ^'"'P''^^- Il paraît en 1732; son complément, l Histoire du ciel (3), en 1739. Cet ouvrage aujourd'hui oublié fut un des classiques du siècle (4).

L'auteur étudie successivement ce qui regarde les animaux et es plantes, les dehors et l'intérieur de la terre (5), le ciel et les laisons des différentes parties de l'Univers avec les besoins de 1 homme, 1 homme seul et en société, Phomme en société avec Dieu. Ici se place une démonstration du christianisme sur laquelle nous reviendrons. L'œuvre est, en somme, une encyclopédie des sciences physique théoriques et appliquées à l'usage des gens du monde(6). Des gravures contribuent à la rendre attrayante. L Histoire du ciel réfute la physique de Descartes comme contraire a Moïse « selon lequel chaque être particulier est l'ouvrage

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teur du collège de Laon et précepteur à RoLn I refusa d^^Lére/à^

dS; r V ^:l d^pf' f " 'nV'j'' ^^^^«^^^ ^-* - ^— ^- l^o"

a Histoire. V. Eloge de Pluche p. Rob. Estienne 1765, 12.

Parts kTnn'etv.'lt '" ''''' '" '''''''' ''' pMlosopHes et de Moïse. .

\c.\J'ZZls\'^Z\^Tl ''' .^'^"«*^^5"e^' -"- les 500 dont il a dépouillé édîtînn IT I * . t ^'\^^ """'"^ ^^^ ^"^^^ («• C. 248 et 263). La dernière édition est, le croirai*-on, de 1875, p. Picaudé, 3 v. 8o. Sur Pestime qu^en faN sait Rousseau, v. Masson [166], l, 106. i «»ume qu, en lai-

mpni H^.î*^ ^t"^'^ comporte un manuel pratique sur l'entretien du jardin d'agrément, du potager, des bois, des vignes, la fabrication du vin, du cid^ etc et des no ions p us théoriques sur les sources, la mer et sa faunria n^^iglfion onni' y ^''"'*f' ^' ^' ^"^''* (1661-1737) publia au même mo^nt un reiueU analogue pour les sciences morales. C'est le Cours de sciences s^desprl^i^l noiweaux et simples pour former le langage, Vesprit et le c^ur dZs rulaZ

Le cours' tt 7' "^''^ "^"'"^^ '' ^^^«^ ''^^ '^'' ^' ^^-- Trév ^-i ^7^ aue morn I f grammaire, éloquence, poésie, musique, logique, métaphysi-

ap^io^de la^reCon"' '"'' '' ''''^^"^^^^ P^"*^^"^' " ^^'^^^' ^"^ »-

Pluche

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Baisse de la superstition et de la croyance

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d'une volonté particulière », et à rexpérience « selon laquelle il est impossible par aucun mouvement général d'organiser un corps » (1). Il repousse également Newton, parce que l'attraction ne suffit pas à rendre compte de la structure des êtres ni du fond même de l'Univers. Ce qu'il rejette en somme c'est totite explication mécaniste du monde.

Mais, tout conservateur qu'il est, il veut maie mort à l'ancienne éducation littéraire imprégnée de mythologie (2), plus encore aux exercices scolastiques (3). Il réclame un enseignement fondé sur le vrai, pratiquement utilisable et limité (4), un enseignement scientifique en un mot, tel qu'on pouvait le concevoir à cette époque. C'est cela qui marque les progrès de l'esprit nouveau depuis les « Entretiens » de Fontenelle. Les « modernes » parlent très haut.

L'état d'esprit scientifique et critique devait amener une baisse de la superstition, légère étant donné le cœur humain et le petit nombre des personnes cultivées, sensible cependant (5). Avec

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