Josué
,„^' }.7 P^^" ^' ^^' ^^ ^^^^^ ^^* batailles de l'Eternel, les Chroniques dej rois a Israël, les Chroniques des rois de Juda. 4. I, 83.
V t' "'/i* .^^' ^'*^°"^' P^^** ^t^e juste, que la partie de son apologie qui traite du JS. 1. est bien supérieure à celle qui concerne l'Ancien. Jaquelot est bon psvchologue s il est mauvais historien. "
Il y a peut-être plus de candide bonne foi chez Martin (1) le pieux traducteur de la Bible, mais presqu'autant d'à priori. Cet homme, qui a passé sa vie à sonder les Ecritures, maintient la doctrine de l'inspiration du fond et de la forme dans les choses essentielles, de la préservation de l'erreur dans les non essentielles. Matthieu (27, 9) dit : Jérémie, au lieu de Zacharie. N'invoquez pas de faute de mémoire. « Si une fois je pouvais me perce suader que le Saint-Esprit n'a pas présidé sur leur mémoire, je « ne me sentirais guère assuré sur une infinité de choses que je « trouve dans leurs écrits. » (2). Il admet les sens figurés. Sans doute il ne faut pas voir une prédiction expresse partout où revient la formule « afin que fût accompli... », il ne faut pas non plus y voir toujours, comme le font certains critiques, une ingénieuse application (3). Bien plus, Martin accepte encore les « Actes de Pilate » et le passage de Josèphe sur J.-C. Ceci donne la mesure de son sens critique.
Martin, Jaqiielot, Basnage jouissaient d'une grande autorité parmi les réformés. Ils représentent assez bien la conception moyenne des orthodoxes de leur temps touchant l'Ecriture et les problèmes qui s'y rattachent.
On comprend que la résistance d'hommes aussi considérés ait retardé l'évolution inévitable. Et cependant les premiers eff'orts de la critique n'auront pas été vains. Dans son traité de la Foi divine (4) un homme comme La Placette en arrive à poser nettement l'idée que le fondement de la foi n'est plus l'Ecriture. Comme un protestant ne saurait le trouver dans la tradition, il faut le chercher dans la conscience. Simon et Leclerc tout autant que Bayle conduiront un nombre croissant de réformés à cette conclusion.
1. David Martin (1639-1721), pasteur à Lacaune (Tarn) puis à Utrecht, refusa la première chaire de théologie des Pays-Bas. celle de la Haye. Son N. T. parut en 1696, la Bible entière en 1707, 'Amst. 2 v. fol. C'est dans la préface de l'A. T. qu'il faut chercher ses idées sur l'inspiration et dans son Traité de Id religion révélée, où Von fait voir que les livres du V. ftf du N. T. sont d'inspiration divine : on donne des règles générales pour les expliquer et l'on prouve invinciblement contre les hérétiques modernes la vérité des plus profondes doctrines da la religion chrétienne. Lewarde 1719, 2 v. 8« Cet ouvrage, qui fait suite au Traité de la religion naturelle, et l'Histoire du Vieuas ef du Nouveau Testaments Amst. 1700, 2 fol., montrent que certains pasteurs n'avaient encore rien appris en fait de critique biblique. Dans une dissertation de sa vieillesse, Martin défendait encore l'authenticité du fameux passage des 3 témoins, interpolé dans 1 Jean 5, 7 c II y en a trois qui rendent témoignage »...