‹ De Pascal à Chateaubriand [microform]. Les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 183 sur 390 · part., c · texte numérisé non relu

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d'Israël, ancêtre intellectuel et spirituel de tous les peuples du

inonde. , . j» -x» ^^ ,T^îr.

Cette idée était née chez les juifs d'Alexandrie, dépites de voir

les philosophes grecs arriver à la connaissance du vrai Dieu privilège des fils d'Abraham pendant de longs âges. Très epris, d autre part, des doctrines platoniciennes, ils unifiaient leur pensée e mettaient en paix leur conscience en répétant ?"; / «»«" ^^J* traduit Moïse en grec. Par une fraude pieuse, Ar«<o6«/e fabriqua des poésies grecques où l'on trouvait des allusions aux patriarches. Philon montra que les philosophes avaient emprunte au Penta-

teuque des fragments de la vérité. ^ •. h» ^mia

La théologie chrétienne, issue d'Alexandrie, hérita de cette

croyance. , . . „^

Au XVI' siècle, l'idée que non seulement les grecs avaient emprunté aux juifs leurs doctrines les plus saines mais encore que les fables païennes dérivaient de l'Ecriture est appuyée par Vives au xvn« siècle par Grotius. Casaubon, Vossias, Bochart. En 1097 Jaqaelot la soutient encore dans son Traité de l'existence de Dieu: jamais les païens n'ont critiqué la chronologie de Moïse, incapables qu'ils étaient de remonter eux-mêmes au delà des guerres de Thèbes et de Troie ; on défie de montrer un monument antérieur aux dates de l'histoire sacrée. En 1704 Jarieu la maintient dans son essai d'histoire religieuse (1). j„„. i».

Un brave homme de prêtre, nommé Faydit, retrouve dans les poètes anciens le christianisme (2), pour faire pièce à Leclerc qui retrouvait dans la Bible le paganisme, '=;«^t-''-'^"-«. J ^"*2"''^^ humaine et commune : chose honteuse à dire, la théologie de Virgile et d'Homère est plus orthodoxe, c'est-à-dire plus augustinienne que celle des protestants sociniens et du P. Malebranche sur les volontés particulières de Dieu et l'efr.cacité de la grâce. Virnile dit que ce sont les dieux et non les hommes qui ont ruine Troie. « Il avait pris cette théologie d'Homère comme Homère « l'avait apprise des plus anciens écrivains du monde, dont

1. H,.,, cru. ae, dogme., et ^es^UesJon' «' ^^l' ^rjJl^^.t^Hr

ne. Le nom des Ioniens. lones, vient de •'«P^^^ i^fâf"/ haMW per diak.90, fn

^^®^' ^''' ,r. i .t c„r TTnm^re et sur le stvle poétique de VEcriture

2. Remarques sur Virgile et sur Homère et sur '« » f «:„f„oza Grotius et

du S' VEUvel et de M. Simon, (an.) Paris 170o, 12.

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DE BAYLE A VOLTAIRE

« ongine ne peut être rapportée qu'à Moïse et aux prophètes qui « 1 avaient apprise de Dieu » (1). Ailleurs il établit l'immortalité, les peines éternelles (2), un paradis spirituel, et, au grand dépit des protestants, le purgatoire; il annonce J.-C et a quelque connaissance de la Trinité. L'efficacité de la grâce est reconnue par C,cero« quand U écrit : « la philosophie est le plus beau présent que les dieux fassent aux hommes ». Il veut dire : c'est Dieu qui donne la sagesse (3).

^'ouvrage de Faydit est un de ces miroirs grossissants qui font saillir les difformités. Simon prit la peine, qui n'était sans dou"e pas superflue, de le réfuter (4).

He^H.ir'r''""''^ ^^" ^- "' ^'""'"'' ^' «-«prendre en 1730 la thèse fa HT: '";57:'«'*' *' P»«^iWe, le ridicule. Sa Conférence de la fable avec l'histoire sainte montre la fantaisie de Ménage au erv.ee de la manie de Huet. Il sollicite les syllabes ; Niob^ es" Job Jason Josue, le navire Argo l'Arche de l'alliance. Le Journal

lation'dr •"" ''' 'ï""'''"^' réserves (5), mais une accumu-

lation d a peu près paraissait encore équivaloir à une certitude. Ce serait trop exiger, disait-on. que de réclamer une démonstration de tous les points d'un système.

ouaLT'"pp"r"' '"'* ?""•■ "°'"'''^" cruellement les Simon manquaient a l'Eglise, par la faute de Bossuet.

de^'irlhèt '^ eî' '"'' " f r' '" ""'" ' '"' •"♦«"'««"' défenseur .L !f', T ^''^'* ^°"''"'' '"• ^"^^■' le redoutables armes

aux incrédules. Le P. Thomassin (6), de l'Oratoire, ancien proTes^ seur a Pezenas, à Saumur et au séminaire St-M;gloire à Pari était un homme fort cultivé et d'une lecture immense. A la foTs' théologien et humaniste, nourri des lettres sacrées et profanes

stsUaue irr^''^ '' '""^•' '' «''^"""«''•^ '' "' discipliL leê.I' s.astique. Il lui arriva, comme jadis aux juifs d'Alexandrie puis

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