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que n'ont pas évité les Pères. Imbus de l'idée des analogies, « en prétendant mosaïser Platon ils ont platonisé Moïse » (1).
Houteville, dans son Discours sur les apologistes, observe qu'insister sur les rapports de notre révélation avec la mythologie c'est suggérer l'idée qu'elle est aussi fabuleuse. Mais Fourmont lui fait dédaigneusement remarquer qu'on ne réfute pas Huet : « si l'on avait eu dessein de composer des livres pour rendre la . religion douteuse, de quelle autre manière s'y serait-on
« pris ? » (2). . .
Les conservateurs cependant faisaient une défense opiniâtre. Huet avait publié sous le nom de Morin, membre de l'Académie des inscriptions, une lettre où il se vengeait des sarcasmes de Toland (3). H n'avait pas prétendu montrer dans les anciens une parfaite conformité de dogmes avec Moïse, mais simplement établir son existence. Il reste constant que le Mneves de Diodore est Osiris et qu'Osiris est Moïse. Toland s'égaie sur Vénus figure de Moïse, mais ce paradoxe est commun à plusieurs bons auteurs. On sait que chaque nom de divinité païenne convient à plusieurs dieux. La fertilité de la Palestine est attestée par Josèphe, Salignac, Adamannus, Brocardus, la Vallé, Doubdan. On voit des restes de champs étages sur les montagnes. Elle est inculte depuis qu'elle est parcourue par les Arabes.
Le pasteur de La Paye fit la même démonstration en latin, sans érudition ni profondeur philosophique (4). Moïse n'était pas panthéiste, puisque les deux premiers chapitres de la Genèse distinguent nettement Dieu du monde.
Mais le P. Battus eut plus de courage. Au lieu de réfuter Toland, qui donnait prise sur lui par ses exagérations passionnées et son ton de polémiste, il attaqua Leclerc et Souverain sur le sujet des infiltrations platoniciennes (5). Mais une fois de plus son courage fut malheureux. Voici en effet sa réponse : L'Esprit est tous les
1.1 Ib. 357. C'est la seule concession que Loiseleur fasse aux idées de Souverain, qu'il combat dans son 3« volume.