P. 56. Cf. c
7. Il redoute ceux qui aspirent « à vivre d'Esprit et de Lumière intérieure comme les théologiens avaient vécu de raisonnement et de raison », et qui veulent « ôter la religion de la tête pour la mettre dans le cœur ». 395.
La vertu
morale
des dogmes
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Mais il touche du doigt les points faibles du christianisme ratio- Tiflliste • rexpérience n'est pas favorable a Huber. "t re'in est trop abstraite, elle oublie « par quels prmc.pes « les hommes peuvent être ébranlés et conduits ..1) et la vie
des déistes ne plaide pas en faveur du •^"«-::r^"Ht doles' et de vérité ? fort bien : l'expérience prouve l'utilite des dogmes et des mystères pour rendre les hommes plus solidement vertueux^ La considération de ces grandes idées et des desseins de Dieu élève l'âme qui s'en ressent toute. La reconnaissance que nous insplf l'œuvre de la rédemption, l'horreur du péché qu'inspire la mort de Jésus, l'assurance que sa résurrection nous donne, les secours qu'il promet nous attachent si fermement au bien « que les lumières naturelles toutes seules ne sauraient jamais produire rien de semblable ,. (2). L'exclusion des mystères ne «"PP""';^;» pas les disputes : le judaïsme qui ne les avait pas était déchire
par les sectes (3). . ' -. „«„*
Enfin la religion essentielle, réduite à ce que tout homme peut trouver en soi par la réflexion, annule la révélation écrite. Juifs mahométans et chrétiens convenant sur le fond de la rehgion. U est indifférent que l'on soit l'un ou l'autre (4).
L'efficacité morale des dogmes est aussi l'argument dirige par Boullier(5) contre l'utilitarisme d'Huber.
La pratique du ministère donne à ce pasteur une connaissance des âmes qui manque un peu à la femme de cabinet qu'était notre logicienne. Il ne sait peut-être pas que les dogmes sont 1» Pi-oJ**:; tion théologique ou mythologique de vérités morales profondes , à coup sûr il le sent. La doctrine de Marie Huber a en effet tous les défauts du rationalisme à ses débuts. Pour adoucir le christianisme, elle tire des déductions logiques de la bonté de Dieu, sans trop d'égard aux lois psychologiques. Ainsi dans son ardent desir d'assurer même aux vicieu» la félicité éternelle, elle avance que la seule vue du paradis les guérira comme par enchantement. Mais Bouilier sait mieux qu'elle la lenteur des cures morales. H
ne suffit pas de nous détromper des faux biens pour guérir 1 ame.
« La foi en tant que principe de sanctification est moins un
« jugement actuel de l'esprit qu'une habitude du cœur formée
« peu à peu par le concours de la volonté » (6).