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t: i«Hr«',ur les vrais principes de la religion, où l'on examine un Hure. intitulé : La religion etc.. Amst. 1741, 2 v. 12. 6. Table.
DES LETTRES PHILOSOPHIQUES A L ENCYCLOPÉDIE
De même Marie Huber, vraie Procuste, veut ramener de force le sens de l'Ecriture à la raison. Bouilier lui rappelle sagement que la clé des textes sacrés n'est pas dans les vérités immuables, mais dans les lois du langage (1).
Il fait beau voir aussi le calviniste se dresser contre la conception utilitaire de la vertu et de la foi, et rétablir la haute notion du devoir désintéressé ; la vertu est avant tout devoir d'obéissance à Dieu. « Les habitudes de sainteté disposent l'âme à jouir du « bonheur céleste ; elles ne le méritent ni ne le produisent. U '
« reste un don gratuit avec lequel la vertu la plus pure n'a au- <( cune proportion » (2).
La religion naturelle n'est pas la fin ultime ; en relevant l'homme de sa chute « Dieu le porte sur les ailes de la religion révélée « au-dessus de la sphère d'où son péché l'avait fait choir » (3), — à une connaissance plus complète de l'amour de Dieu, révélé en J.-C. (4).
Mais Bouilier fait moins bonne figure sur la question des miracles (5), de la satisfaction de J.-C, de l'incarnation. Il devait s'en tenir à cette réflexion : « il entre dans l'instruction qu'un sage i> père donne à ses enfants mille choses qu'ils sont obligés de « recevoir sur sa seule autorité, comme il y en a d'autres où ils « sont obligés de lui obéir quoiqu'ils n'en comprennent ni la « nécessité ni le but » (6).
En somme, malgré son intelligence lucide et sa supériorité dans quelques conflits de détail, Bouilier ne sort pas vainqueur de la lutte, car il oppose l'autorité au raisonnement. Or l'autorité infaillible de l'Ecriture est en 1740 une thèse fort ébranlée.
Il ne faut pas être surpris de voir, avec l'abbé de Prades, le 2. — L'abbé rationalisme pénétrer même l'apologétique catholique. de Prades,
L'histoire de l'énorme scandale causé par la petite thèse de ce ami des petit abbé est bien connue. Gascon hardi et avisé (7), il s'était lié Encyclopéavec les Encyclopédistes et avait fourni à Diderot quelques arti- distes