T. II
2. De la Providence, traité historique, dogmatique et moral, avec un discours préliminaire contre Vincrédulité et l'irréligion, par l* R. P. Touron de l'ordre de
flfiSsT-r'* f'"' '''"' '"' '''^- ^'^'' V- ^'•^^- '^«'•^ ^753 p. 616. L'auteur (l(.88-l//o) montre justement que l'attaque du christianisme atteint son maximum d audace. Il fait un eflfort pour alléger la forme de son apologie. Il était aussi historien. Il a écrit une Histoire des hommes illustres de l'ordre de S Dominique et une Histoire générale de l'Amérique.
^' ^,".'^^f? "^^ ^'^" *"'* '^* incrédules, où Histoire abrégée des Israélites
rZZ i'"^ -r/J """""' ''^ ^^^'^ ^""^■*- ^^"-'^ 1756' 3 V. 12. et surtout : Parais . lele de l incrédule et du vrai fidèle; ou Vimpie en contraste avec le juste pendant la vie et à la mort, ib. 1758. 12. Un anonyme avait repris avec force l'argument de la ruine des juifs. Son apologie du christianisme par le succès est le type des ouvrages où le providentialisme to,uche au matérialisme historique : tiejtexions décisives sur le judaïsme, Paris 1751, 8», 44 p. •
4. Questions diverses sur l'incrédulité, Paris. 1752, 12. T. Trév. 1752 fév p. 2a9, mai 1095. Jean George Lefranc de Pompignan, frère du marquis poète,*
l'esprit moderne
2. - Conces- Nous trouvons plus d'esprit dans les œuvres de ceux qui comsions à prennent la nécessité de concessions à la pensée moderne.
Il y en a beaucoup dans le très consciencieux et très estimable Traité de la véritable religion que l'abbé de La Chambre (1) publia en 1737. C'est le chant du cygne de l'apologie par les arguments externes, les prophéties et les miracles (2), et la démonstration rationnelle de la nécessité d'abdiquer la raison atteint ici sa plus grande rigueur. Jamais plus on n'en lira d'aussi classique. Mais si La Chambre est le Clarke français par l'inépuisable fécondité de sa faculté raisonnante, s'il accable le lecteur sous une avalanche de dissertations, articles, propositions, preuves, objections et réponses numérotées, il est aussi le Turrettin catholique par sa modération théologique et sa liberté d'esprit.
Le journal de Trévoux disait de lui qu'il « fait assez volontiers main basse sur les pensées et les preuves ordinaires » (3). Et en effet, il rejette plusieurs preuves reçues de l'existence de Dieu (4). les raisonnements usuels pour établir l'inspiration. Il suffit que les écrivains soient des témoins fidèles et des thaumaturges pour que l'Ecriture ait autorité, quoiqu'elle ne leur soit pas dictée {b). Il admet que les apôtres font souvent de simples applications de passages de VA. T., que le Pentateuque n'est peut-être pas de Moïse (6), que l'éternité, des peines est irrationnelle. Il me que
allait devenir un infatigable controversiste. Né à Montauban en 1715. ^^vX en 1790, il était en 1752 évêque du Puy. Il devint archevêque de Vienne. Depu é Ju. Etats généraux, il se joignit au Tiers le 25 juin et fut «P'•^^ »«»"f ' Pjf ^T dent de l'Assemblée nationale. C'était ui^ homnie droit, d'une piéte s ncère et sans aigreur. Même quand ses erreurs confinent, comme ici. à 1 injustice, il reste ~thique pa" sa bonne foi et. malgré tout, sa modération que Raynat a remariée : << L'auteur ne met ni hauteur ni humeur dans sa '««^f^/ '«flouer les incrédules, ce qui prouve un cœur bien fait ». (Nouv. lit. t. 11^ llON ?es œuvres complètes ont été publiées pour la première fois avec celles de son mrepir l'abbé E/nery, Paris 1856, 2 gr. 8o. Nous renverrons aux éditions on-
^'""Tf. Ilharart de La Chambre, né à Paris en 1698 mort en 1753. fut chanoine de St-Benoît. Il consacra sa vie à l'étude et à la controverse an i-jansénist^. Son Traité est « contre les athées, les déistes, les païens, les juifs, les mahometans et tou,tes les fausses religions ». Paris 5 v. 12. ^«^^^îr,^ *.t Hp la
2 En 5 volumes l'auteur n^ dit rien sur l'excellence de la doctrine et de la • morale du Christ, rien sur les expériences du chrétien. ii«„„„„f
3. Mars i738, p. 502. Mais il trouvait que « l'auteur na urellement éloquent et disert se tire toujours avec avantage de tout ce qui s'appelle discussion, analyse, d ssertation i ib. 523. Son ouvrage est « approprié au siècle et à ce tour régnant de philosophie discoureuse qu'on donne aujourd'hui à toutes choses » il. 44. V. août 1739 p. 1655. V. BibL fr, [61], t. 28 p. 29Q.