‹ De Pascal à Chateaubriand [microform]. Les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 244 sur 390 · Ib. c · texte numérisé non relu

Ib. c

3. « Ce sont autant de rayons de la vérité éternelle plus lumineux que tout « ce qu'on pourrait y opposer. Si quelqu'un nous réduit à la nécessité d'opter, « le choix n'est pas douteux ; jamais aucune théologie n'approchera de ces « pnncipes pour la clarté et si ,par malheur elle les heurte, elle ne fera que se « briser elle-même ». I, 140.

4. L'auteur accepte le livre de Daniel comme antérieur à Artaxercès.

Juste équilibre

des preuves internes

et externes

va

''il

« monde, on est obligé de mettre en avant les arguments du second ordre. « C'est aussi ce que faisait N. S. : « Si vous ne croyez pas a ma parole, « disait-il,, croyez du moins aux œuvres que je fais. » (Jean 10, 6b) {i).

Mais il faut présenter le christianisme dans sa pureté. On l'a surchargé d'un fatras scolastique comme le style gothique a surchargé les cathédrales. Même après la Réforme il en reste dans les catéchismes. « Les docteurs anglais sont ceux qui depuis près « d'un siècle ont le mieux réussi à rendre à la religion ce carac- « tère de simplicité noble et raisonnable qui lui est propre et à (( ramener tout à la pratique. Ils ont été bien secondés par quel- '( ques-uns des théologiens protestants de deçà la mer. M. Tur- « rettin s'y est particulièrement distingué ».

Vernet montre donc l'excellence du christianisme dans ses dogmes, dans ses promesses, dans sa morale qui est l'essentiel de la religion et le plus ferme appui de la société. « La vraie piété c( doit avoir pour objet d'inspirer surtout les vertus sociables. (V Elle doit être tournée non tant à la spéculation qu'à la prati- « que » (2). Le christianisme est le seul vase qui ait conservé pure la religion naturelle. Les déistes sont fous, eux qui veulent avoir la liqueur sans le vase.

Viennent ensuite les preuvo^s externes. Marie Huber disait que la religion chrétienne n'a pas besoin de ces contreforts. Vernet fait valoir contre elle l'authenticité du N. T. et le caractère des fondateurs du christianisme, car les faits ont de l'importance en eux-mêmes. « Il ne s'agit pas seulement de savoir s'il y a eu en « Judée un homme nommé Jésus qui ait mieux philosophé et (( mieux raisonné sur la morale que Socrate. Il s'agit de reconnaîc tre ce Jésus pour un législateur et un sauveur envoyé de

« Dieu » (3).

Il défend les miracles contre Diderot, moins sûr de ses yeux que de son jugement. Son jugement n'est ici qu'un préjugé. Pourquoi le témoignage des sens deviendrait-il une illusion quand le fait constaté est surnaturel ? La partie philosophique de la religion se prouvera par des raisonnements, la partie historique par des

faits.

On objecte la fausseté des miracles modernes, mais « la crédulité qu'on reproche aux chrétiens n'est pas générale » (4). Les protestants, les catholiques sages pensent comme l'abbé Lenglet du Fresnoiih) que « le meilleur parti est d'abandonner à une

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