‹ De Pascal à Chateaubriand [microform]. Les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 26 sur 390 · Amst · texte numérisé non relu

Amst

SPINOZA

♦ ^r^n«lidé^é en lui-même, soit vu urées de l'homme chréUen ^-^ f^^^f J^^ti ressemblent » (1). dans la société qu'il compose avec ceux qu ^.„„n,tration

VU du dehors, cet »J«--;,/ .~S ^ D eu même (2). Vu du vivante de l'action de Dieu et P^r suUe ^^ ^^. ^ ^,^^^

dedans, il se sent transforme : ' ^""'j'^ « f ^^ .^i y , de bon

« un homme, de vra.. <;«"""^^^;f ^^ ^f qjon peut dire qu'il est , en eux se trouve s. réellement en .m q j raisonnable,

« plus homme que tous eux, ««s -a-dire au f P^^ ^^ ^^^^ ^^ ^^^

« plus intelligent plus -8^ ^Jj!"^^ J ^^p^ est soumis à l'esprit. inhLlSe'r .: == Vui eo Jste à mo.ir^à^^^^^^^

faiblesse. , #>

«NOUS pouvons dire .ue .H '^["Z^Zm'^'rk^ù'^^T^émL

« à rame da chrétien et rfu /'''f^;'"/''rCure qu'il se fait comme voir,

l son être. Or, non »«»^'"«"' ' f 'f ^prft mais Vexpérience constante de goûter, sentir et toucher ■"^f^.^^if^Pifi'ui prouve d'une manière mdu-

« rhomme régénéré et vraiment du et^en le h. p ^^ ^^ ^^^^.^ ^^„, ,

« bitaWe. Il sent souvent au rff''°"%7j;'„,,ie, plus fort, plus puissant, et „ „„e le sien. H éprouve qu 1 %'P'»^"„qu- 1 reçoive l'impression de ses , ^u-il est son ^naître vér.tab e. Pour peu qu^ ^^ç ^^^^^^ ^^^,

« onéi-ations divines, li ne peut quil " "/°" J' . h trouve cet être admi- : Xit Humain ^'/-P- /^'/^T^^i'/orra"; miile fois ptutôtde son dme : lî'i^llt-/;-"^- S 'et de son éterne.te existence. ., (4,.

C'est l'expérience religieuse bien -nt^e de tous les ^m..tu,u^^.

dont l'évidence interne es P^-f '^^^^^ J^ elairement des sens. « Qu'on nie donc plutôt ce q^^ 1 «« ^^ „„„,„-, faire

.. yeux du cor^ ou de ^^;^j;^2 manière si vi.,e, si « renoncer au fidèle a ce c/u «i

« simple et si expérimentale » (5). . vraiment il

Cherchons maintenant Dieu dans 1 Ecriture, b ^^ ,^^^^^ existe un livre donné de Dxeu. .1 doit être P^e. J^^, ^.^^

. or Job, David, les Prophètes. ^^^"^'J^f " ^^^^ „„„, f^u une dans l'univers et dans le cœur de homm. ^ ^, ,^

impression ""!^"«- ,/^^. ^'^^"J^Lainement. Ce livre est donc paraît impossible a n^^"*^'' /" „ .„ -^^ ,a conscience reliauthentique. A ce témoignage rendu par

1. Titre du chap. 3. «nciétés de vrais chrétiens montre mieux

i La vie paisible et vertueuse «Us soc-e Us d^^ ^^^ ^^ ^^^^ ehréfenne.

. tous les miracles que Dieu > est pre .,..-.

que tous les miracles que

IftP

■iwî--*!'r»»»î.).jirtffv<- iJiiarr,' V

gieuse(l), Yvon ajoute les preuves d'authenticité que nous verrons mieux présentées par les grands apologistes. Ce sont des preuves externes de la religion auxquelles un mystique n'attache jamais qu'une importance secondaire.

Notons que les accents de l'intellectualiste mystique qu'est Spinoza ne sont pas très différents de ceux du mystique chrétien. L'un parle plutôt de Dieu en nous, l'autre de nous en Dieu, mais, que Dieu soit conçu personnel ou immanent, ces deux âmes qui se croient ennemies sont parentes au moins en un point. '

La crHique du Spinozisme débute par des considérations générales sur Dieu et ses attributs ; elle se poursuit par> une réfutation pied à pied du Traité théologico-politique.

Les considérations métaphysiques vont sans doute à prouver que Dieu est un être libre, mais leur longueur dénote l'intellectualisme foncier du christianisme du xvir siècle, même chez les mystiques : les spéculations nourrissaient la piété des chrétiens de ce temps.

Elles font éclater l'opposition irréductible des deux notions de D.eu qui s affrontent au cours de l'histoire : Dieu immanent. Dieu ranscendant. Yvon dresse des anirmations contre des postulats. Le connu est sans issue. L'emploi spinoziste des termes traditionnels : Dieu, puissance infinie, souveraine indépendance, lui parait comme a tous ses contemporains une perfidie et un piège

Mais ce qui le scandalise le plus dans le Traité, c'est le pragmatisme injurieux de la thèse : la foi a pour objet l'action, non la connaissance. Car, à ses yeux, la foi fondée sur l'intuition atteint la vente absolue.

La deuxième partie vaut peu. parce qu'Yvon manque d'érudition et de compétence pour traiter les questions d'histoire et de critique La ou le bon sens suffit, il lui arrive de relever justement des

/ chapitre a démontrer que l'Ecriture ne peut être entendue.

Sans doute faut-il que la nature de la langue soit connue, mais

me connaissance parfaite n'est pas indispensable. On comprend

e latins sans savoir à fond leur langue morte. Nous avons la

î'arabe dn '"■"""," *•"' '^"'"P'-enaient l'hébreu, le secours de 1 arabe, du syriaque, du chaldaïque. - Nous ignorons les noms de plusieurs auteurs. - Cela n'empêche pas de comprendreTès livres ; surtout lorsqu'ils se confirment mutuellement.

e«rpnt de la divinit" des EcriîZr ^ ^" Réformateurs, était le seul

SPINOZA

Si sa science est bornée, sa position est assez forte parce qu'elle est large. Comme tous les mystiques qui tiennent non à la forme mais à l'esprit, il accepte facilement les chicanes sur l'authenticité, les interpolations, les dates. De quel intérêt sont ces disputes sur les dehors d'un livre s'il renferme l'esprit de Dieu ? Esdras a parfaitement pu fondre des ouvrages antérieurs de Moïse et y ajouter des éclaircissements. Toutes les étrangetés qu'Aben Esra et Spinoza exhument du texte comme autant de sentences de condamnation, s'atténuent alors d'elles-mêpies.

Mais l'avant-dernier chapitre est fait pour ruiner dans les esprits philosophiques tout le bon effet de cette largeur de vues. D'un seul mot, il creuse à nouveau le fossé qui paraissait peut-être moins profond. Ce chapitre est une diatribe contre la raison corrompue : « De la raison humaine et de son assujettissement à la lumière de la grâce et de l'écriture sainte contre le sentiment impie de Spinoza qui l'élève au-dessus et la propose comme une reine et une souveraine. »

Nos concepts naturels doivent plier devant la foi, « soit parce qu'étant naturels et essentiels à l'homme ils sont proprement finis comme lui-même l'est, soit parce que par le péché ils sont falsifiés et corrompus » (1). Voilà le mot lâché, qui va pendant plus d'un siècle de luttes épuisantes séparer les ^eux camps. Spinoza demande si, quand l'Ecriture répugne à la raison, celle-ci doit se soumettre avec raison ou aveuglément. Le second est indigne d'un être intelligent, le premier est contradictoire, puisque nous ne recevons l'Ecriture que par le commandement de la raison. — Mais Spinoza parle comme si c'était notre raison qui crée la vérité, notre œil qui crée la lumière. « Si lorsque Dieu met devant « nous sa vérité, témoignant clairement d'elle en sa parole... nous « trouvons diverses choses en notre entendement de même qu'en « notre cœur qui y répugnent, n'en soyons pas surpris. Nos « pensées propres ne valent pas plus que nos propres affecc tions » (2).

Malentendu fondamental. Si, pour Spinoza, la pensée et l'être se confondent, oui la raison crée la vérité. La vérité n'est pas hors de nous, mais en nous, elle est notre esprit. La conception de la vérité bloc, objet extérieur à l'entendement suscitera toutes les révoltes ; pourquoi croire la raison quand elle nous dit : ceci est révélé de Dieu et ne pas la croire quand elle dit : ceci n'est pas admissible ? C'est un abus funeste de l'idée que l'esprit est obscurci par le cœur.

En somme, Yvon réunit en lui le vieil homme, qui, selon la formule scolastique, bâtit avec sa raison au recto de la page une métaphysique intellectualiste et entonne au verso un couplet contre la raison, — et l'apologiste de Tavenir, qui fonde la justification de sa foi non sur des raisonnements, mais sur la psychologie et l'expérience. La seconde partie de son œuvre lui aliénera tous ceux, de plus en plus nombreux, qui croient en la raison humaine et qui ne vont à Spinoza que parce qu'il l'a divinisée.

Après lui il y aura des réfutateurs philosophes, qui s'appliqueront à renverser le principe panthéiste de l'unité de substance, et des réfutateurs de la critique biblique. Les premiers sont Aubert de Versé, Lamy, Jaquelot, Bayle, Malebranche, Fénelon. Les seconds : Levassor, Huet et, d'une manière générale, tous les apologètes proprement dits (1). Depuis le Traité, il est difficile d'écrire une défense de la religion sans consacrer de longs chapitres à l'authenticité des livres de l'Ancien Testament, et sans réfuter les objections contre le miracle et la prophétie sous la forme renouvelée que leur a donnée Spinoza. Nous ne comptons pas Richard Simon parmi ses adversaires sérieux, bien qu'il l'ait attaqué sur l'inspiration des livres sacrés. Il a beau doser son rationalisme, il est le meilleur auxiliaire du philosophe et c'est par lui que le virus de la libre critique s'insinuera dans l'Eglise ; aucun orthodoxe ne s'y est trompé.

Nous retrouverons à propos de Simon et Leclerc ces apologistes généraux, qui, dans l'examen des doutes modernes, visent à la fois Spinoza, le critique protestant et le catholique ; retenons ici seulement les philosophes antispinozistes.

Sauf les très grands esprits, Malebranche, Bayle, Fénelon, il& fondent leur réfutation sur un malentendu irrémédiable. Ils né comprennent pas comment toutes les notions de l'Ethique doivent être transposées en pensée mathématique pour devenir intelligibles. Que l'auteur traite de l'existence nécessaire, de la cause, la géométrie ne lui fournit pas seulement un procédé d'exposition, elle est le moule même de sa pensée, la catégorie unique de son

mtsstB9O0KIISBi!mae^^

SPINOZA

Aubert de Versé

esprit. Pas d'autre causalité que la causalité mathématique, selon laquelle la définition de la circonférence est cause des théorèmes qui en découlent. Ils sortent d'elles sans rien lui ajouter de nouveau par ce déroulement intérieur qu'est la déduction ; chacun n'est qu'un aspect de la même réalité et pourrait aussi bien être considéré comme définition à son tour. Nos philosophes abordent les propositions spinozistes, préoccupés par la notion traditionnelle de la cause tirée de l'observation externe ou interne. De la leur désarroi, leur indignation, leur argumentation laborieuse qui tombe tout entière à faux.

Aubert de Versé, ci-devant ministre de la religion réformée (1), est un de ceux qui contiennent le plus mal leur rage philosophique. Il appelle Spinoza : « infâme, misérable, impertinent, fourbe, juif apostat » (2). Il voit nettement la filiation du spinozisme par rapport au cartésianisme qu'il combat aussi. Il ne comprend pas l'identification fondamentale établie par Spinoza entre l'essence et l'existence, ni qu'en parlant de la nécessité de Dieu, Spinoza veut dire non seulement que Dieu existe niécessairement, mais que ses manières d'être sont aussi nécessaires que les théorèmes, une fois la définition posée. Il repousse l'idée d'une substance unique: deux substances pouvant diff'érer par autre chose que par leurs attributs essentiels et leurs modifications, par exemple par le lieu. Dieu, souverainement parfait, travaille une matière éternelle comme lui, mais imparfaite. Aubert ne veut pas de la création ex nihilo, absurdité introduite par Tertullien, pas davantage d'un monde émané de Dieu : d'où viendrait notre imperfection ? Pour rendre possibles les rapports de la pensée et de l'étendue, Malebranche subtilisait l'étendue, Aubert fait l'esprit et Dieu corporels. Cette solution était trop en dehors des habitudes de pensée du temps, surtout chez les chrétiens, pour plaire.

Nous la voyons dédaigneusement jugée par le fervent disciple François de Malebranche, le bénédictin François Lamy, qui publia en Lamy

1. Jean Graverai, ancien pasteur de Lyon, atteint indirectement Spinoza dans son « Moses vindicatus » (1694), réfutation de 1' « Archeoiogia philosophica » de Burnet qui voyait dans la Genèse des allégories. On trouve aussi des réfutateurs partiels de l'Ethique : ils n'apportent rien de nouveau. L'ouvrage de Huet : « De concordia rationis et lldei » (1691) est indirectement anUspinoziste. La Placette prouve la liberté par l'expérience intime, dans ses « Eclaircissements sur quelques difïicultés qui naissent de la considération de la liberté nécessaire pour agir moralement >.. Amst. 1709, 12. Pictet combat l'idée de la substance unique par ses conséquences absurdes : « Traité contre l'indilTérence des religions », éd. de 1716, Amst. 12.

1. De Versé, né au Mans, mort à Paris en 1714, naquit et mourut catholique. Il fut un temps calviniste, puis socinicn, et est surtout connu comme adversaire de Jurieu. L'Impie convaincu, ou Dissertation contre Spinoza ou l'on réfute les fondements de son athéisme, parut à Amsterdam en 1684, S».

2. La candeur des gens d'église imaginait volontiers la noirceur de son âme peinte sur son visage. Voir la calomnie du Ménagiana (Amst., 169o) réfuté par Colerus : « La vérité de la résurrection de J.-C. défendue contre B. de Spinosa et ses sectateurs, avec la vie de ce fameux philosophe ». La Haye, Johnson, 1706. S», p. 158 : « Bien des personnes qui l'ont vu m*ont assure qu'il était petit, jaunâtre, qu'il avait quelque chose de noir dans la physionomie et qu'il portait suc son visage un caractère de réprobation. »

Ssa

■ ■.WJIl^ij<!IM»

r-.rss«BWBp

M --.Il -fy».

1696 « Le nouvel athéisme renversé, ou réfutation du système de Spinoza tirée pour la plupart de la connaissance de la nature de 1 homme » (1). H avait donné deux ans auparavant un traité d apologétique (2), résumé bref et superficiel des preuves classiques par les témoignages rendus à Jésus-Christ dans l'évangile par Dieu par lui-même, par le Baptiste), par les prophéties et les miracles. Il y ajoutait deux arguments a priori : la religion chrétienne est la seule qui adore Dieu en esprit et en vérité et par un chef d'une dignité infinie, sans lequel les êtres finis ne sauraient avoir aucun rapport avec l'infini (3). A l'exemple de St-Thomas, il distinguait avec force le contenu obscur de la religion et le contenant évident, c'est-à-dire le fait même de la révélation. Mais il ne prouvait le contenant que par les arguments les plus ordinaires. Son livre ne pouvait avoir aucun effet sur les incrédules.

Son ouvrage contre Spinoza n'est pas plus efT.cace. Une fois exprimes l'horreur que lui causent « les extravagances d'une cervelle renversée ,, et l'étonnement qu'il éprouve à entendre 5>pinoza parler encore de connaître Dieu, l'aimer, se sauver il promet une démonstration populaire de la religion, et une géométrique, dans le goût de l'Ethique, à l'usage des habiles.

Il annonce que la connaissance de l'homme est le grand écueil du spmozisnie et nous attendons avec intérêt une critique fondée sur la psychologie qui est, en effet, l'ennemie redoutable des

pressentir 1 harmonie du christianisme avec nos besoins (4). Mais Il entend surtout par là que la raison livrée à son cours naturel

r; ârrUe^Et'""" ^".,^'''".-»-^' «I- 'a religion affirme avec autorité. Et voici sa réfutation :

C'est d'abord la critique des principes de Spinoza par les conséquences horribles qui en découlent, procédé contestab^^ commun aux controversistes de tous les temps. Puisque Dieu est nécessite. U n'est ni législateur, ni rémunérateur. Pas de Prov dence, pas de miracles. Pas d'enfer ni de paradis. Le péché est inconcevable : l'impie fait aussi bien la volonté divine ^ue le

t. Il, 179 sq. . Il étaît si ■occu„; r?, k" k P'-l'o^ophie de Malebranche ». comme Insensible à lom autToblet 7,"""^ ^' '" "'''*' <>"'" ^'»" d'avenu galion de St-Mau. », Ï77O. 4™ n 35^ ' """" ' " "'"• "'• "' '» <=<"'«'•*-

. veriite évidente de la rel chrèt ^i, ^i./- ^

3. Réminiscence de Malebranche. reml-de-s'alrrr JLï:irTtnol''"l:^':'%o'"''' """"'""'• -"' <»"

SPINOZA

juste. Pas besoin de Sauveur. La vertu consiste à agir suivant la raison, c'est-à-dire selon la nature, soit chacun selon sa nature. Peu importe le culte qu'on rend à Dieu. Les religions sont indifférentes (1).

Suivent une démonstration rationnelle du spiritualisme (2), les preuves cartésiennes de Dieu, un développement sur les causes finales. Voyez la bouche : les dents broyantes sont au fond, car si elles étaient devant, les aliments pulvérisés s'échapperaient. L'œil n'est pas placé au talon ou derrière la tête (3), etc.. Il est contradictoire de reconnaître un Dieu infiniment parfait et de lui ôter la liberté et la sagesse. L'homme est aussi sûr de sa liberté que de son existence, par le sentiment intérieur.

C'est ensuite la démonstration traditionnelle et faiblement présentée de la possibilité de l'Incarnation (4). Union n'est pas confusion. L'union de deux su'bstances peut se faire sans mélange et sans altération de leurs propriétés. Ainsi l'union du corps et de

l'âme dans l'homme.

Vient enfin une réfutation géométrique du principe de la substance unique (5). La forme géométrique est ici un pastiche artificiel des procédés d'exposition spinozistes. L'incompréhension des formules de l'Ethique est complète (6).

Telle est, dans ses grandes lignes, la réfutation la plus laborieuse que les chrétiens du temps aient opposée au panthéisme de Spinoza. Elle est faible : la critique par les conséquences étant trop facile, et la critique directe tombant à faux, car elle oppose un svstème à un autre en prenant les mêmes termes dans des sens difl"érents.

Au cours de sa grande œuvre apologétique, Malebranche ne pouvait pas ne pas combattre le plus grand adversaire contemporain du christianisme. Il le fait assez rarement. Dans le chapitre 9

Page 1