éd. t. II
5. Le témoignage du sens intime et de l'expérience opposé à la foi profane et ridicule des fatalistes modernes. Auxerre 1760, 3 v. 12. ' f i
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physiciens à la Wolf et les intellectualistes physiciens, il n'y avait pas de place en France à cette époque pour la psychologie patiente fondée sur l'observation de la réalité intérieure.
Au mouvement de réaction antimatérialiste se rattachent toutes les réfutations de Biiffon et de TelliamedW. Elles sont sans valeur. Faute de compétence, tout le monde répète Pluche. Que penser de Gauchat qui affirme avec assurance que depuis 3.000 ans la surface du monde n'a pas changé et qui réfute le transformisme de Telliamed par une fade plaisanterie : « il y aura un peu de difficulté à expliquer comment les poissons devenus oiseaux ont appris à chanter » (2).
De même sur la question de l'antiquité du monde : tous les partisans de Moïse invoquent Fréret, qui montra comment les Chinois avaient profité de leur connaissance du ciel pour annexer à leur histoire fabuleuse des périodes astronomiques fixées rétrospectivement. Le règne d'Yao où commencent les temps historiques finit en 1991 avant J.-C. et ne choque donc pas notre chronologie sacrée (3).
1. De Maillet (1656-1738), consul général de France en Egypte, puis inspecteur dès établissements français dans le Levant, avait écrit Telliamed ou Entretiens d'un philosophe indien avec un missionnaire français sur la diminution de la mer, la formation de la terre etq... Amst. 1748, 2 part. 8«, rééd. 1755, Il y soutenait l'origine marine des êtres et un transformisme très net. Raynal y voyait « un réchauffé de l'ancien système de Thaïes », I, 240. V. sur la « Querelle Buflfon », Mornet « Les sciences de la nature au xvme siècle » [106] p. 108 sq., et sur les critiques de Telliamed sa Bibliographie n® 145.