‹ De Pascal à Chateaubriand [microform]. Les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 311 sur 390 · IV. — D'Holbach et Boulanger · texte numérisé non relu

IV. — D'Holbach et Boulanger

Les

capucins

athées

« Incessamment nous aurons des capucins

athées ». „ ^«^^

(Grimm X, 175).

On sait que Boulanger cherchait dans les révolutions du globe et les phénomènes astronomiques l'explication des plus anciennes traditions de l'humanité. C'est ainsi que la terreur inspirée par le déluge donna naissance à la superstition, au despotisme, a la théocratie. Cette idée était exprimée dans les Recherches sur Vorigine du despotisme oriental {2). En 1766 elle reparut dans l'Antiquité dévoilée par ses usages (3), que d'Holbach avait remanié. Il s'agissait d'ôter au christianisme son privilège en établissant l'existence d'une religion universelle qui s'est transmise à tous les peuples.

Fabry de Moncault s'empara de ce qui lui semblait un imprudent aveu et montra que l'A. T. donne de cette religion le tableau le plus satisfaisant (4).

bourg 1772, 80. De Feller, né à Bruxelles en 1735 mort en 1802, enseigna dans les collèges jésuites des Pays bas jusqu'à la suppression de son o^*^/^' "jf^^"*»* alors à écrire et rédigea de 1774 à 1794 le Journal historique et littéraire, ^à Luxembourg puis à Liège [43]. C'est un des apologistes les Pl"s honorables de la fin du siècle. On lui doit une Lettre sur le dîner du comité de Boulainvilhers. un Examen impartial des Epoques de la Nature de Buffon, surtout un Catéchisme philosophique (1772) souvent réimprimé. .ui-^a ^nn»rp

1. L'abbé Guidi, un d«s rédacteurs de la Gazette ecclésiaUique, s élera contre les concessions molinistes de ce genre dans ses Lettres à M le ^^^^''^ierde entraîné dans l'irréligion par un libelle intitulé le Militaire philosophe. En France 177^ 12 « C^e.t une mode aujourd'hui chez la plupart de ceux qui ! :ntrepîennent de défendre la religion contre MM. de !«/«"f «';^ "«^^^^^^^^ « d'altérer les dogmes de l'Eglise... pour dissiper plus ^«"^™^"Vce L^tê « tés >. p. VL Mais Riballier atténua la dureté des expressions de ce janséniste et le chancelier lui refusa l'impression.

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