‹ De Pascal à Chateaubriand [microform]. Les défenseurs français du christianisme de 1670 à 1802Chapitre 312 sur 390 · posthume. V. Grimm V · texte numérisé non relu

posthume. V. Grimm V

3. « Ou examen critique des principales opinions, cérémonies et institutions religieuses et politiques des différents peuples de la terre ». 3 v. 12. V. Grimm

'4. L'Antiquité justifiée, Amst. et Paris 1766, 8« (an.). V. An. lit 1767, t. IV,

L'année suivante, d'Holbach mettait encore sous le nom du Lechristiamort son Christianisme dévoilé, exploitation systématique du nisme paradoxe de Bayle : « Comme citoyen, j'attaque la religion chré- malfaisant « tienne parce qu'elle me paraît nuisible au bonheur de l'Etat, « ennemie des progrès de l'esprit humain, opposée à la saine « morale dont les intérêts de la politique ne peuvent jamais se <v séparer ». C'est, d'après Grimm, « le livre le plus hardi et le plus terrible qui ait jamais paru dans aucun lieu du monde » (1).

Bergier répondit par une Apologie de la religion chrétienne (2) dont voici les nouveautés :

En déclamant contre la tyrannie religieuse. Boulanger prépare celle des lois civiles, car « réduites à leur seule force coactive, « il faut nécessairement qu'elles soient sévères à l'excès et rouler tipliées à l'infini » (3). C'est rendre le peuple esclave. — Il faut, dites-vous, fonder la morale sur l'intérêt. — Sans doute, et c'est pourquoi nous la fondons sur deux grands intérêts : le bien être de l'homme en ce monde et son sort éternel. Comment retiendrez-vous un jeune homme robuste, ou qui préfère une vie courte et bonne et qui se moque du bien être d'autrui (4) ? — Mais la morale appuyée sur la volonté de Dieu sera incertaine, elle inspirera le juste et l'injuste, tantôt la charité et tantôt la persécution. — Elle n'inspire jamais la persécution. L'ordre de faire entrer quelqu'un dans un festin ne prescrit pas la cruauté, et la conduite des hommes de l'A. T. à l'égard des idolâtres n'est pas un modèle pour nous. Les fautes de David n'ont pas été efl"acées par son zèle, comme les incrédules affectent de le croire, « mais par la sincérité de son repentir et de sa pénitence » (5). On n'a jamais puni les crimes contre la religion « que quand ils intéressaient la tranquillité publique » (6). Le projet d'amener les souverains à établir la liberté de penser ne réussira pas car ils ne seraient plus les maîtres (7). L'état des peuples non chrétiens est infiniment au-dessous du nôtre. Combien eût-il fallu de générations pour mener le Paraguay au point où l'évangile l'a conduit tout à coup ?

On nous objecte l'Espagne et l'Italie où fleurit la débauche, et

2. « contre l'auteur du. Chrisitianisme dévoilé et contre quelques autres critiques », Paris 1769, 2 v. 12.

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