Amst. 1770, 4 v
3. Bon sens, Lond. 1772, S» ; Système social ib. 1773, 3 v. S». L'auteur veut « établir une morale et une politique indépendantes de tout système religieux ». Grimm [73J, X, 175.
4. « approfondis radicalement et reconnus physiquement vrais », Lond. 1775, 2 V. 80.
5. 1776. Cet « anti-Pascal d'un homme très supérieur à Pascal » combla de joie l'auteur des Lettres anglaises. Let à d'Alembert 4 janv. 1777. V. les lettres suivantes au même.
6. « par plusieurs aumôniers de S. M. L. R. D. P, » (sa Majesté le roi de Prusse) 1776, 8«. Les autres ouvrages polémiques notables de cette période sont Mêlante, de Laharpe, (1770) drame en vers contre les vœux religieux ; les Incas, d« Marmontel, roman contre l'intolérance (1778) ; la Morale universelle, d'Holbach (1776) ; la Certitude des preuves du mahomêtisme, de Clootz (1780). L'audace politique grandit dans presque tous ces livres et fait leur principal intérêt. Le seul écrit digne des productions de l'âge précédent est l'œuvre sereine de Buffon ; « les Epoques de la nature » (.1778).
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Mais au moment où le parti philosophique ne produit plus d'œuvre digne de vivre, il règne en maître à l'Académie qui coûte les douceurs de la popularité. . . ,
Jusqu'en 1763 la noble compagnie se voyait partagée entre es philosophes et les dévots. A partir de l'élection de Marmontel les premiers l'emportent. Le secrétaire perpétuel, Duclos, leur est acquis. Ce n'est pas que l'autorité abdique. En 1767 de Beaumont affiche à la porte du Louvre son mandement contre « Belisaire » dont le chapitre 15 avait été lu à l'Académie. Duclos écrit au bas. si l'on veut croire Grimm (1) : « Défenses sont faites de fane ici ses ordures ... En 1770 le roi interdit l'impression du discours prononcé par Thomas à la réception de Loménie de Brienne et défend à la compagnie de rien laisser prononcer ou publier en son nom qui n'ait été examiné (2). On avait vu dans le discours une allusion au chancelier Séguier, assimilé aux « calomniateurs .> et aux « tvrans ... En 1771 les philosophes font élire Gaillard, le prince de Beauvau, l'abbé Arnaud, couronnent r « Eloge de Fénelon .. de Laharpe. En 1772 c'est l'élection de Demie et Suard que Louis XV, conseillé par Richelieu, refuse de ratifier, puis ajourne en se dédisant à demi (3). C'est la nomination de d'Alembert au secrétariat perpétuel, charge où il apporte sa •passion concentrée et sa haine des « f... prêtres .). Sept eveques n'empêchent pas « le sanctuaire des lettres .. d'être « devenu le repaire de l'incrédulité », pour employer le style de Le/ranc(4). De 1776 à 1778, l'Académie est en disgrâce pour avoir admis Laharpe ; on la menace de suppression, mais elle n'en bataille pas moins pour obtenir le service funèbre dû à l'académicien Voltaire qui avait librement recueilli les ovations de tout Pans. L'Eglise n'abandonne pas non plus la lutte. En 1770 elle se sent encouragée par la disgrâce de Choiseul, par l'influence toute puissante que Richelieu, sourdement hostile aux philosophes, prend sur l'esprit du roi. L'Assemblée du Cierge obtient que VEncyclopédie soit déposée à la BastiUe(5). Le roi promet à l'Assemblée de 1772 qu'il « renouvellera ses ordres les plus précis pour empêcher l'impression et le débit des mauvais livres » (6). C'est de l'eau bénite de cour. Aussi l'Assemblée de
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2. V'. Collé : journal [72], III, 268 sq. Branel : « Les philosophes et V Académie », Paris 1884, 8°, p. 201.