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insérer dans la Déclaration des droits, car il est prudent et garde d'autre part les conceptions étatistes de Tancien régime (1). Mais il fournira, somme toute, ce groupe libéral et modéré qui a compté jusqu'aujourd'hui d'illustres représentants. Beaucoup de ces esprits sont de la lignée de Turgot qui, nommé prieur de Sorbonne en 1749, prononçait un discours Sur les avantages (temporels) que le christianisme a promis au genre humain. Chateaubriand terminera son apologie par un tableau des Services rendus à la société par le clergé et la religion chrétienne en général.
La France doit à la religion chrétienne son unité et sa grandeur (2). Cette religion « a opéré sur les mœurs et sur la civilisa- « tion des peuples la même révolution en Europe et en Asie, en « Afrique et dans les pays du nord ; aucune nation ne l'a embras- « sée qui ne soit sortie bientôt de la barbarie et aucune ne l'a « quittée sans y tomber. Après 1700 ans la différence est toujours « la même entre les nations chrétiennes et celles qui ne le sont
« pas » (3).
Aussi ne supprimez pas ce frein et cette consolation, fussiezvous incrédule vous-même (4), car il y a une « liaison des principes du christianisme avec les maximes fondamentales de la tranquillité des états » (5). Et l'on voit l'académie de Besançon proposer comme sujet de concours : « l'accord intime de la religion et de l'ordre social » (6).
Telles sont les idées familières aux politiques. Ajoutons qu'ils sont tolérants avec d'infinies nuances (7), et qu'ils n'admet-
éclairée 1777, — qui provoqua encore la Tolérance chrétienne opposée au ioléraniisme philosophique 1784. V. Douen, Encycl. Lichtenberger [30], art. Malesherbes.